Moteur réparé ; Campagne de France à 100% pour le départ du Vendée Globe!

122581180_3768120836589528_5686521226282197777_oQu’il est long et semé d’embûches le chemin qui mène aux Sables d’Olonne et à la ligne de départ du Vendée Globe. Le convoyage entre Cherbourg, port d’attache de l’Imoca Campagne de France de Miranda Merron a ainsi très mal débuté dès le franchissement des passes de la grande rade Normande mardi 13 octobre dernier, quand la génératrice connectée au moteur du bord rendait l’âme dans un grand nuage de fumée. Miranda perdait en quelques secondes l’une de ses ô combien importantes sources d’énergie. Le duo de skippers de la marque des Maitres Laitiers parvenaient pourtant à rallier sans encombre Les Sables d’Olonne, où se mettait immédiatement en place un belle chaine de compétences solidaires pour rendre en moins de 48 heures au voilier toute ses capacités de charge électrique.

Perdre en mer et à quelques heures de rallier le départ du Vendée Globe une de ses principales sources d’énergie, associée lors d’un tour du monde aux hydrogénérateurs et aux panneaux solaires, est le dernier coup dur que Miranda Merron et Halvard Mabire ont dû gérer à peine arrivés dans le port Vendéen. « Nous venions de quitter Cherbourg quand, dans un grand bruit, le moteur du bord s’est arrêté » raconte Halvard. « Immédiatement, une épaisse fumée a envahi le cockpit. C’est la génératrice, l’espèce de dynamo qui produit de l’énergie électrique qui venait de rendre l’âme et provoquer un début d’incendie. Une fois la fumée dissipée et à la lumière des premières constatations, j’ai immédiatement appelé Alexandre Gasnier de Méca GS à Ouistreham, qui a pris les choses en main de façon magistrale. Malgré l’heure tardive, il a mobilisé les équipes de Nanni Diesel (Fabricant du moteur) et leur succursale de Pornic où officie Michael Bouyer de chez Mecamarine. Celui-ci n’a pas rechigné à intervenir tout au long du week-end dernier pour déposer le moteur et procéder au démontage de la génératrice endommagée. Je remercie les équipes de la direction de course du Vendée Globe et Jacques Caraès de son efficacité pour nous accueillir de nuit et nous remorquer jusqu’au ponton. Pendant ce temps, Jeff Quéméner, un des habitués du bateau, fonçait au siège de Nanni à La teste de Busch où une nouvelle génératrice l’attendait. En 48 heures d’intenses labeurs et au prix d’une belle collaboration, Campagne de Farnce retrouvait tout son potentiel de production électrique. »

Il n’y a pas de groupe électrogène sur les voiliers de la class Imoca. Ce serait un poids totalement inacceptable. La solution classique pour disposer d’énergie électrique à bord est d’utiliser un moteur Diesel (qui ne doit pas servir à la propulsion du bateau) couplé à un alternateur pour recharger les batteries. La particularité de Campagne de France est d’avoir justement une génératrice directement sur la ligne d’arbre moteur, beaucoup plus efficace, et non des alternateurs.
Sur un voilier du Vendée Globe, le (ou la) skipper dispose de divers appareils nécessitant une alimentation en énergie électrique. Ainsi, le pilote automatique fonctionne t’il quasiment à 100% du temps pour permettre à Miranda de se consacrer aux réglages, manoeuvres, navigation, communication, stratégie, manger, dormir, etc. On trouve aussi un dessalinisateur pour produire de l’eau douce à partir de l’eau de mer (indispensable pour avoir de l’eau douce pendant les 80 à 100 jours de course) ; un système de pilotage automatique (qui fonctionne pendant près de 90% du temps : le (ou la) skipper ne prend les commandes que pour les changements de cap et peut pendant le reste du temps s’occuper des multiples tâches utiles à bord) ; un ordinateur de bord, un système de localisation (G.P.S.) et un système de communication (radio) ainsi que différentes lampes intérieures et feux de signalisation extérieurs. Le tout très énergivore.

Vendée Globe, Jour J-25!

LORIENT, FRANCE - SEPTEMBER 10: British skipper Miranda Merron is training on Imoca Campagne de France on September 10, 2020, off Lorient, France. (Photo by Yvan Zedda / Alea)

LORIENT, FRANCE – SEPTEMBER 10: British skipper Miranda Merron is training on Imoca Campagne de France on September 10, 2020, off Lorient, France. (Photo by Yvan Zedda / Alea)

Le départ de la 9ème édition du Vendée Globe sera donné le dimanche 8 novembre à 13 heures 02.

Départ à suivre en direct sur France Télévision et les chaines Tout info.

 

33 navigateurs solitaires au départ. 27 hommes, 6 femmes. Huit bateaux dernière génération à foils. 11 étrangers dont 4 Britanniques.

21 638 milles théoriques à parcourir, soit 40 075 kilomètres, par les trois grands caps, Bonne Espérance, Leeuwin et Horn, sachant que les bateaux ne suivent pas la route directe mais naviguent en fonction de la météo.

Epreuve créée en 1989, se déroule tous les 4 ans, 9ème édition.

Dernier vainqueur et détenteur du record, Armel Le Cléac’h sur Banque Populaire, en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes.

Miranda quitte Cherbourg, destination : VENDEE GLOBE!

Miranda-table-à-carteBDLe voilier Imoca Campagne de France quittera demain matin très tôt son port d’attache Cherbourgeois, pour rallier la Vendée, Les Sables d’Olonne, la ville départ du tour du monde à la voile en solitaire, sans escale ni assistance. Miranda Merron effectuera ce long convoyage depuis le Cotentin et autour de la pointe de Bretagne avec son compagnon Halvard Mabire. Le duo de skippers de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin espère arriver aux Sables mercredi dans la journée. Il rejoindra ainsi dans les temps impartis la flotte des 33 voiliers inscrite au départ de cette 9ème édition de la course majuscule en solitaire. Après de longs mois de préparation, Miranda Merron, la plus Normande des Britanniques, va entamer la dernière ligne droite qui la conduira le dimanche 8 novembre prochain sur la ligne de départ d’une immense aventure pour laquelle elle se prépare depuis sa plus tendre enfance et sa première traversée de l’Atlantique à la voile en famille et à l’âge de 10 ans.

Etre au départ du Vendée Globe, un tour de force!

Qu’ils ont été longs et difficiles ces derniers mois pour Miranda et Halvard! La préparation d’un voilier de 18,28 m de la Classe Imoca, seule habilitée à prendre le départ du Vendée Globe, exige des qualifications et des compétences dans les domaines aussi spécialisés que les voiles, les matériaux composites, la mécanique, l’électronique, l’accastillage… Halvard, navigateur, constructeur de bateau, cumule ces facultés et a grandement payé de sa personne pour pousser à son paroxysme la préparation de Campagne France. C’est bien avec une équipe et des moyens restreints que le duo Miranda-Halvard a réussi le tour de force de se qualifier et de se préparer à cette aventure hors norme qu’est le Vendée Globe.

 

Miranda dans sa bulle!

Bien sûr, il reste encore mille et un détails à régler avant le coup de canon Vendéen, et l’équipe de Campagne de France va s’étoffer au fil des prochains jours, avec les arrivées des préparateurs habituels Sébastien Lepoetre et Jean François Quéméner. Ces deux connaisseurs du bateau seront épaulés par de jeunes espoirs de la voile Manchoise, Klara Fortin, Arthur Richer et Alban Lion. Covid oblige, c’est à un Vendée Globe bien particulier que se prépare Miranda, loin d’une ferveur populaire aussi redoutée qu’admirée. Miranda, totalement concentrée à la préparation de son bateau entre petit à petit dans sa bulle. Ce Vendée Globe pour lequel son compagnon Halvard Mabire a tant donné, arrive comme une consécration pour la navigatrice Britannique au très long cours, qui s’est déjà par deux fois alignée au départ d’un tour du monde, en équipage et en maxi multicoque avec Tracy Edwards sur Sun Alliance lors d’une tentative contre le record du Trophée Jules Verne, et en double avec Halvard en Class40 lors de la Global Ocean race en 2011.

Un tour du monde en 100 jours?

Si la nouvelle génération de voiliers Imoca, dotée d’immenses foils, peut légitimement envisager de titiller, voire battre le record de l’épreuve établi lors de la dernière édition par le vainqueur Armel Le Cléac’h en 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes, les ambitions de Miranda à bord de l’un des plus anciens voiliers de la flotte (lancé en 2006), est d’abord de terminer l’épreuve et de boucler les 44 500 km du parcours théorique. Elle tentera aussi d’égaler ou d’améliorer le record du bateau sur la distance. Campagne de France est en effet l’ancien bateau du navigateur Suisse Dominique Wavre. Ce plan Owen Clarke lancé en 2006 sous le nom de Temenos II a déjà bouclé trois tours du monde. Le premier lors de la Barcelona World race, que Dominique Wavre et sa compagne Michèle Parret terminaient en troisième position au terme de 98 jours, 6 heures et 9 minutes de course. Dominique Wavre était contraint à l’abandon lors du Vendée Globe 2008 suite à un problème de quille. Il revenait aux affaires dans ce même Vendée Globe en 2012, qu’il bouclait à la 7ème place en 90 jours, 3 heures et 14 minutes. Puis ce fut, lors de la dernière édition en 2016, au tour de  l’Américain Rich Wilson de prendre la barre du bateau, rebaptisé Great American IV, pour achever son tour du monde au terme de 107 jours et 48 minutes de course, à la 13ème place. Miranda envisage ainsi avec modestie et réalisme, de boucler son tour du monde en une centaine de jours…

Miranda sur le Défi Azimut

Halvard-Arthur-Riche-600x450Miranda sur le Défi Azimut

Son voilier Imoca60 Campagne de France mis à l’eau hier à Caen, Miranda Merron a décidé de prendre part au Défi Azimut, dernier rendez-vous de compétition pour les voiliers postulants au départ du prochain Vendée Globe, et organisé du 9 au 13 septembre prochain à Lorient. Le voilier aux couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin vient de subir un profond chantier de vérification chez V1D2 à Caen, ultime check up avant le départ du tour du monde en solitaire , sans escale et sans assistance, qui sera donné aux Sables d’Olonne le dimanche 8 novembre. Aux côtés de son compagnon et chef de projet Halvard Mabire, Miranda compte rallier son port d’attache Cherbourgeois dès jeudi, avant de rejoindre le Morbihan le week end prochain.

Arthur Richer rejoint l’équipe.
Miranda bénéficie depuis quelques jours de l’aide appréciable et appréciée d’un jeune navigateur Manchois, Arthur Richer, natif de Carteret et qui connait Halvard de longue date. Espoir de la voile Normande, athlète de haut niveau au sein de la filière Normandie Elite Team, Arthur va prêter son concours aux ultimes préparations de Campagne de France jusqu’au départ des Sables d’Olonne. Une opportunité de naviguer en 60 pieds et de profiter de l’inépuisable expérience du duo de skippers de Campagne de France pour le jeune sociétaire du Yacht Club Cherbourgeois, qui ambitionne de s’aligner dès l’an prochain au départ de la Transat Jacques Vabre en Class40.

Défi Azimut 2020
Le Défi Azimut offre depuis une dizaine d’années 4 jours de compétition très pointue aux voiliers de la Classe Imoca.
Du 9 au 13 septembre, une vingtaine de skippers inscrits au Vendée Globe se verra proposer une alternance de runs endiablés suivis de 48h en solitaire comme plat de résistance, avec pour le dessert un tour de Groix en équipage. Miranda embarquera bien entendu Halvard, mais aussi un mediaman, Bertrand Duquenne chargé de réaliser les images photos et videos.

Mercredi 9 septembre : runs Azimut – chrono en équipage
Après le briefing, les IMOCA largueront les amarres du port de Lorient-La Base à 14h pour s’attaquer à un tour de chauffe dans les courreaux de Groix sur les runs organisés par la direction de course. Top départ à 15h30 pour tenter d’établir le meilleur chrono avec la possibilité d’effectuer plusieurs tentatives (entre 2 et 4) pour chacun des équipages composés au maximum de 8 personnes.

Jeudi 10 septembre : 48H Azimut – En solitaire
Départ dès 15h30 pour un parcours d’au moins 500 milles (selon les conditions météo). Gestion des manœuvres, du trafic, des cailloux, du sommeil, les solitaires s’adonneront à leur exercice favori, accompagnés par un « média man/woman » pour que le grand public découvre dans l’intimité la navigation à bord de ces IMOCA, Les skippers sont attendus samedi 12 septembre sur la ligne d’arrivée entre Groix et la rade de Lorient.

Dimanche 13 septembre : Tour de Groix – en équipage
En mode Ocean Race (équipage réduit), les IMOCA tenteront de battre le record battu par Vincent Riou en 2015 sur les 17 milles que compte le parcours : 1h 08 mn et 10s.

La Région Normandie et la Manche aux côtés de Miranda sur le Vendée Globe 2020-2021

E05A5616C’est sur le quai du Nouveau Bassin du port de Caen, au chantier V1D2, où le monocoque ImocaCampagne de France achève sa préparation, qu’Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Jean Morin, Premier Vice-Président du Département de la Manche, ont officialisé vendredi 28 août, leur engagement aux côtés du voilier aux couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin, représentée par son Directeur Général Jean François Fortin, et Christophe Levavasseur, Président de la coopérative. Skippé par la plus Normande des navigatrices Britanniques, Miranda Merron, compagne du Carteretais Halvard Mabire en charge de l’aspect technique du projet, ce voilier sera le seul parmi les 33 postulants à revendiquer une identité profondément Normande.

Le départ de la 9ème édition de ce tour du Monde en solitaire, sans escale et sans assistance, sera donné des Sables d’Olonne le 8 novembre prochain. La mise à l’eau du monocoque Campagne de France devrait intervenir le 31 aout. Miranda envisage de s’aligner dès le 9 septembre prochain au départ du Défi Azimut à Lorient, dernier rendez-vous avant le Vendée Globe pour l’ensemble de la flotte des voiliers Imoca en lice.

Ils ont dit :

Jean François Fortin, Directeur Général des Maitres Laitiers :
« C’est à la fois avec plaisir et émotion que nous accueillons au sein de ce projet très extraordinaire les institutions locales de notre Région et de notre Département. Le Vendée Globe est une aventure unique et ce n’est pas sans une certaine émotion que nous regarderons Miranda partir le 8 novembre prochain. Elle sera porteuse de nos couleurs, celles de notre entreprise et celles de notre Département et de notre Région. Elle arborera dans ses voiles ces coquelicots rouges chères à son coeur britannique, symbole des soldats tués au combat, et Dieu sait si en Normandie, cette image est puissante. Mais ces Poppies ont aussi de plus en plus valeur d’exemplarité pour l’agriculture et l’élevage de qualité que nous prônons. »

Hervé Morin, Président de la Région Normandie.
« C’est une véritable fierté pour la Région d’accompagner, pour la première fois cette année, un marin au départ du Vendée Globe. La Normandie est une terre de nautisme et nous devons mettre en avant nos atouts sur le plan national et international. Je souhaite bon vent et belle mer à Miranda Merron qui, j’en suis sûr, portera haut les couleurs de notre région ! »
Jean Morin, Premier Vice-Président du Conseil Départemental de la Manche :
« La Manche est pour les marins, qu’ils soient amateurs ou chevronnés, le plus beau terrain de jeux qui soit de par son littoral préservé, ses bassins de navigations, ses courants puissants. La Manche inspire, Miranda Merron en est l’exemple puisqu’elle a choisi Cherbourg-en-Cotentin comme port d’attache pour son voilier Campagne de France. Le mythique Vendée Globe représente une vitrine exceptionnelle pour la Manche, et Miranda une ambassadrice hors-pair ! Aussi le Département a-t-il choisi de lui apporter son soutien et de contribuer à la réussite de son parcours. Le Département suivra avec engouement, à l’image de tous les Manchois, l’épopée maritime de Miranda autour du Monde. »

Miranda Merron :
« La Normandie est véritablement mon pays d’adoption et n’oublions jamais que l’Angleterre et la Normandie ont une histoire commune. C’est un pays où la mer et la terre ne font qu’un. Notre projet nautique a rencontré d’emblée, voici déjà 8 années, un écho amical fondé sur des valeurs communes et propres à l’univers maritime et terrien, auprès de Campagne de France et des Maitres Laitiers. Pouvoir porter autour du monde les noms de notre département, la Manche, et de la Normandie, est pour moi une fierté qui accroit davantage encore ma motivation de boucler ce Vendée Globe en marin. »

Halvard Mabire :
« Le voilier Campagne de France constitue le seul projet véritablement Normand de ce Vendée Globe. J’ai, durant toute ma carrière, privilégié ma région et mon département dans le montage de mes projets de course au large. Cherbourg a toujours été mon port d’attache, et je suis toujours demeuré fidèle aux capacités nautiques de notre région. Notre plan d’eau de la Manche, nos infrastructures techniques et nautiques sont de toute première qualité, et j’espère que ce Vendée Globe et l’engagement de ce voilier estampillé Normandie, sera aussi l’occasion de placer un éclairage sur notre magnifique littoral, et d’encourager les vocations de navigateurs normands pour s’engager dans de tels défis »

Photos : Bertrand Duquenne/ Auriane Vasseur

https://www.campagnedefrance.fr/
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https://www.manche.fr/

39 Hours – Miranda Merron: Objective Vendée Globe

Campagne de France, 17ème de la Vendée-Arctique – Les Sables

imageCampagne de France a franchi la ligne d’arrivée de la Vendée – Arctique – Les Sables aujourd’hui jeudi 17 juillet 2020 à 13 heures 08.
Miranda Merron s’adjuge la 17ème place sur les 20 voiliers Imoca engagés.
Son temps de course est de 11 jours, 2 heures, 38 minutes et 47 secondes.
Elle a parcouru les 2 807 milles de course à 9,8 noeuds de moyenne.
Elle a en réalité parcouru sur le fond 3 099 milles à 10, 8 noeuds de moyenne. C’est elle qui a parcouru le moins de mille de toute la flotte avec Maxime Sorel.
Halvard Mabire l’a rejoint à bord. Le voilier repart immédiatement vers son port d’attache de Cherbourg où il est attendu samedi matin.

 

Miranda :

« Ce fut une course épuisante, sans répit, avec de nombreux systèmes météos à négocier. Cela a été pour moi un fantastique entrainement au Vendée Globe. J’avais besoin de cette course. J’ai beaucoup appris sur le bateau et sur la manière de le faire fonctionner. J’ai navigué très, trop, prudemment. Je ne voulais pas prendre de risque. L’important était de terminer. J’ai essayé d’éviter la très mauvaise mer. J’ai eu quelques petits soucis techniques, que j’a su régler. Il reste encore pas mal de travail pour être à 100%. Avec Halvard, nous allons y procéder sans délai. Campagne de France est un bateau solide, fiable. Il demeure, malgré ses déficits de vitesse, un excellent bateau pour s’attaquer à un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Rendez vous le 8 novembre aux Sables d’Olonne ».

Photos : Bertrand Duquenne – Jacques Caraes

Miranda à moins de 300 milles des Sables d’Olonne

109289057_3463007577100857_3929806999226405337_oCampagne de France et Miranda Merron devraient en terminer avec cette première édition de la Vendée -Arctique – Les Sables demain jeudi dans la nuit. Il ne lui restait plus ce matin que moins de 300 milles à parcourir, en ligne directe vers Les Sables d’Olonne, en bâbord amure dans un bon vent de secteur Nord Ouest. 5 voiliers sur les 20 au départ sont encore en mer après les arrivées très groupées de la nuit dernière. Miranda occupe la 17ème place du classement. Ses déboires du 14 juillet lui ont fait perdre le contact avec les trois voiliers Imoca à dérive droite, comme Campagne de France, avec qui elle régatait depuis le début.

Ses réactions du jour :

1- 11 jours de course : comment te sens tu?

Rincée. Fatiguée….

2- Comment est le bateau?

Solide, fiable… Quelques nouveautés sur l’éternel job list…

3- As tu trouvé un bon rythme de vie à bord? as tu pu te reposer?

Rythme en fonction des conditions. Repos quand c’est stable…

4- As tu mené le bateau à 100%?

Pas du tout. Par moments, oui, par exemple reaching avec 20 à 30 noeuds.

Pour la plupart, j’ai essayé de faire marcher sans me faire avoir et sans risquer la casse. J’ai été beaucoup trop conservatrice par moments aussi.

5- As tu trouvé quelques manettes pour le faire bien avancer? en gros, as tu beaucoup appris sur le bateau?

Appris plein de choses! Reste encore beaucoup à apprendre.

6- Quelles sont ses allures préférées?

Reaching dans la brise, je crois.

7- Le rythme nous a semblé très intense ; à toi aussi?

Carrément! Mais je ne sais rien du tout de ce qui c’est passé pour les autres à part le classement.

8- As tu apprécié ce parcours?

Super parcours. Pour moi, c’est essentiel d’avoir pu faire cette course de préparation.

9- As tu réfléchi à d’éventuelles améliorations à apporter au bateau?

Nous les connaissons déjà et la plupart ne sont pas sur la liste…

10- Es tu contente de tes voiles?

Oui! Bon boulot fait par Rémi Aubrun et Halvard…

11- Tu es restée longtemps au contact avec les trois bateaux qui te précèdent ; c’est intéressant pour le Vendée Globe. Tu vas pouvoir régater avec ces bateaux?

Je l’espère. C’est un bon objectif sportif!

Miranda a passé la dernière marque de parcours

portrait-Miranda-2-1-600x337Campagne de France a enroulé en 17ème position peu avant 14 heures la dernière marque de parcours de cette Vendée – Arctique- Les Sables, au terme de 9 jours, 22 heures et 14 minutes de course. Elle avait à cet instant déjà parcouru 2 547, à 10,7 noeuds de moyenne.

Confrontée à de nombreux petits soucis techniques, Miranda a lâché quelques milles au groupe de voiliers d’ancienne génération avec lesquels elle a bataillé depuis le départ. Elle aborde à présent la dernière ligne droite vers l’arrivée aux Sables d’Olonne. Un long bord bâbord amure dans un vent de secteur Nord Ouest très irrégulier. Elle envisage toujours un passage d ligne dans la nuit d mercredi à jeudi.

Miranda à la vacation officielle du jour :
«  Hier soir, j’ai eu un souci pour prendre un ris et j’ai passé pas mal de temps en bout de bôme au dessus de l’eau, ce n’était pas très agréable !  Le bateau est OK, il y a des petites bricoles, mais pas énorme. Je suis partie en course sans être vraiment préparée pour faire une course ! Avant de partir, nous étions encore en train de pas mal travailler sur le bateau. Du coup, pour moi, c’est essentiel de faire ce parcours. C’est une excellente préparation pour le Vendée Globe. D’ailleurs, s’il y en avait encore une autre d’ici quelques semaines ce serait génial. »

Jeudi aux Sables d’Olonne…

Miranda Winch2Attendue jeudi prochain aux Sables d’Olonne, au terme d’une étonnante et trépidante nouvelle course en solitaire, qui a vu 20 voiliers de la classe Imoca innover en allant disputer jusqu’à 62 degrés de latitude Nord une course semblable par de nombreux aspects à une étape XXL de la Solitaire du Figaro, Miranda Merron pourrait rallier la ligne d’arrivée jeudi matin. La navigatrice de Campagne de France  tient tout son rang, classée 16ème et au contact des voiliers de même génération (2006-2007) que son plan Owen Clarke lancé en 2006. Elle poursuit aujourd’hui encore un long bord tribord amure en direction de la dernière marque de passage à respecter, un « waypoint » situé quelques 270 milles dans son Sud. Elle devra ensuite faire route directe vers les Sables d’Olonne où Halvard Mabire l’attend à partir de jeudi matin. 

 

Petite interview réalisée cette nuit :

As tu pu déployer la balise météo?

« La bouée météo a retrouvé sa liberté cette nuit vers deux heures du matin en lieu et place prévus, par 51°59’00 N   et 15°50’32 W.  Il faisait nuit noire, il pleuvait et le front est passé à ce moment là. Il s’agit d’une bouée qui mesure la pression barométrique, essentielle pour des prévisions météos précises. « 

Pas trop de soucis techniques à déplorer à bord?

Quelques uns, mais rien de drastique.

Quand te vois tu à la bouée Gallimard?

Selon les feuilles de thé dans le fond de ma tasse, le matin du 14 juillet.

 Peux tu faire la route sur un seul bord?

Voilà la question! Il est possible qu’il y ait empannage à la fin.

Es tu satisfaite de faire la route avec Clément et Manu? Cali n’est pas très loin….

Manu a du bouffer du lion. Ce sont des bateaux avec lesquels je dois pouvoir lutter, j’espère….