Miranda et Campagne de France 13th!

60349689_2505267079541583_2747634387641171968_nMiranda Merron, skipper de l’IMOCA Campagne de France, termine la Bermudes 1000 Race en 13 ème position
en 8 jours 23 heures 05 minutes et 47 secondes!

Miranda Merron/Campagne de France 13e : « Je suis partie sans connaitre le bateau du tout. J’avais seulement fait un convoyage de nuit et une transmanche à bord. Faire 2000 milles en solo lors de cette course a forcément été une très bonne manière de le découvrir ! On a eu de tout en termes de conditions, et ça a été vraiment bien, mais j’ai encore beaucoup à apprendre, notamment sur le range des voiles. J’avais déjà l’expérience de l’IMOCA, mais c’était presque au siècle dernier ! (Rires) Je suis ravie d’être arrivée. Le but, c’était vraiment de terminer la course. Il y eu du bon et du moins bon et j’ai des progrès à faire mais je suis ravie. Globalement je me suis fait plaisir. A un moment, trois oiseaux sont rentrés dans le bateau, le pilote a auto-viré, mon thé s’est renversé alors que j’étais en train de prendre un ris… J’ai fini rincée. Là, je me suis dit que le Vendée Globe se méritait vraiment ! »

Nouvelles de Miranda!

sunriseHier c’etait journee piege a petole. Je crois avoir trouve la porte de sortie, mais la grosse masse nuageuse est toujours pas loin derriere. Des heures a essayer d’avancer peniblement avec les voiles qui battaient violement dans la houle. A tel point qu’une des embouts de latte de grandvoile a sauter, donc affalage voile, reparation, suivie de mon passe-temps prefere qui est renvoye cette voile. Le peu de vent qu’il y avait etait tres instable et chaque fois que je tournais le dos pour faire autre chose, la direction de vent changeait. Longue journee!

Pourtant il y a des avantages de se retrouver scotche – comme ca j’ai vu la magnifique baleine a bosse qui a surgit a quelques metres de Campagne de France. Il y avait aussi beaucoup de meduses a voile pourpre – indication utile pour voir si le bateau avance dans la petole.

Miranda/ Campagne de France

L’ile de nuit

Le waypoint virtuel Archipe Acores du parcours est marque par une ile avec des palmiers sur mon ecran. Il faisait nuit quand on l’a contourne, donc je n’ai pas pu etre decu qu’au fait il n’y a pas peut-etre pas d’ile de reve a 41 00 N 22 40 W. Par contre, dommage d’etre si pres (relativement) des Acores et ne pas aller visiter!

Pas beaucoup de vent, il pleut, mais magnifique houle pour pousser le bateau dans a peu pres la bonne direction.

Miranda Merron dans le grand bain

La plus Normande des Britanniques Miranda Merron retrouve avec un plaisir non dissimulé la Classe Imoca, après un long intermède en Class40, à l’occasion de cette Bermudes 1000 race.

Première course à bord de son plan Owen Clark Campagne de France, l’épreuve au départ de Douarnenez et dont l’arrivée sera jugée à Brest à l’issue d’une grande boucle Atlantique de 2 000 milles, constitue aussi la première pierre du colossal édifice auquel s’attaque Miranda, une qualification au prochain Vendée Globe. Elle prendra ainsi demain à 17 heures un départ emprunt de prudence dans une course essentiellement destinée à ouvrir son compteur de milles nautiques nécessaires à prétendre se qualifier pour la grande épreuve autour du globe. Un Graal qui se conquiert au fil des épreuves du calendrier Imoca, et qui passe d’abord par l’impérieuse nécessité de finir la course, indépendamment du classement.

Une course pour découvrir…

« Je découvre à peine le bateau » précise Miranda au terme d’une semaine laborieuse passée au mouillage à Douarnenez, en compagnie d’Halvard Mabire, à mettre le bateau en configuration course. Nous avons récupéré le bateau en Angleterre voici seulement quelques jours, et c’est à marche forcée que nous le préparons à passer sans encombre cette Bermudes 1000 race qui va nous mener de la pointe de Bretagne au rocher du Fastnet, avant une longue descente vers les Açores, et un retour travers au golfe de Gascogne. »

Un grand triangle de 2 000 milles…

Toutes les conditions météos attentent les 17 solitaire en lice. C’est face à un vent d’ouest allant mollissant, après le fort coup de vent de la nuit dernière, que les solitaires rallieront le Sud Ouest de l’Irlande. Une rotation du vent au secteur Nord Ouest sera à anticiper, aux allures proches du lit du vent, et c’est dans de tout petits airs qu’il leur faudra contourner le phare du Fastnet, avant de bénéficier de vents portants pour filer sous spi vers l’archipel des Açores.
Parfaitement amarinée depuis son récent retour du Défi Atlantique en Class40, Miranda se doit surtout d’acquérir de nombreux et nouveaux réflexes à bord de son Imoca. « Tout est plus lourd, plus physique et plus complexes qu’en 40 pieds » atteste-t’elle. « Je vais prendre mon temps dans l’enchaînement des manoeuvres, et poursuivre avec assiduité l’apprentissage de ce bateau. »

Demain jeudi à 17 heures, dix-sept solitaires s’aligneront donc au départ de la Bermudes 1000 Race, première des trois épreuves inscrites au calendrier 2019 des IMOCA Globes Series. Tous quitteront la baie de Douarnenez pour rejoindre la rade de Brest avec un total de 2000 milles à parcourir.

Les 17 inscrits à la Bermudes 1000 Race :
• Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres)
• Alexia Barrier (4myplanet)
• Yannick Bestaven (Maître CoQ)
• Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle)
• Manuel Cousin (Groupe Setin)
• Sam Davies (Initiatives Cœur)
• Clément Giraud (Envol)
• Pip Hare (Superbigou)
• Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco)
• Ari Huusela (Ariel 2)
• Stéphane Le Diraison (Time For Oceans)
• Miranda Merron (Campagne de France)
• Giancarlo Pedote (Prysmian Group)
• Damien Seguin (Groupe Apicil)
• Sébastien Simon (Arkea-Paprec)
• Maxime Sorel (V and B-Sailing Together)
• Denis Van Weynbergh (Eyesea.be)

Pour suivre la course : https://www.bermudes1000race.com/cartographie-bermudes-1000…

La Bermudes 1000 race pour apprendre

59474711_2477086415692983_4663046427058896896_oLa Bermudes 1000 race pour apprendre

Miranda Merron ne se départit décidément jamais de sa proverbiale modestie. « Je dispute la Bermudes 1000 race pour apprendre ce bateau, ce nouveau Campagne France, de la classe Imoca 60. »

Elle a convoyé hier depuis Caen et jusqu’à Douarnenez ce plan Owen Clark de 2006 en compagnie d’Halvard Mabire. Un convoyage marqué par quelques passages de grains et qui participé à la prise en main du bateau. « Plus je navigue sur ce nouveau Campagne de France, et plus il me parait petit » avoue Miranda, passée sans transition de la Class40 (12,18 m de long) à l’Imoca (18,28 m), classe qu’elle avait pratiquée à l’aube des années 2000. « Je ne me focalise pour l’heure nullement sur la performance » poursuit Miranda. « Il me faut apprendre le bateau, trouver mes marques, et progresser sur le long chemin vers la qualification au Vendée Globe. Les Class40 sont aussi des bateaux rapides, mais le passage au format Imoca suppose d’intégrer de nouveaux réflexes, par rapport à la quille pendulaire par exemple qui n’existe pas en Class40, aux systèmes de ballasts ou à l’électronique embarquée, plus complexe… »

La Bermudes 1000 race est la première épreuve au programme de Campagne de France et de Miranda, lancée dans un immense challenge, une qualification au prochain Vendée Globe (départ novembre 2020).

La Bermudes 1000 race présente un format intéressant, avec ce long triangle Atlantique de plus de 1 000 miles théoriques, entre Irlande et Açores, au départ de Douarnenez , et à l’arrivée jugée à Brest. 17 solitaires s’élanceront mercredi 8 mai prochain, tous en quête de qualification pour le prochain Vendée Globe.

Programme de la Bermudes 1000 race :
• Du 4 au 8 mai : Ouverture du Chapiteau du port du Rosmeur : Bar, Food-truck, Exposition Réseau Océan, tribunes, corner Bermudes…
• Vendredi 3 mai : Arrivée des bateaux au port du Rosmer
• Samedi 4 mai : Grand Prix Guyader – Première journée du Défi Pom’Potes :
◦ Matin : Courses côtières au départ du Rosmeur
◦ Après-midi : Runs de vitesse au départ du Rosmeur
• Dimanche 5 mai : Grand Prix Guyader – Deuxième journée du Défi Pom’Potes
◦ Matin : Courses côtières au départ du Rosmeur
◦ Après-midi : Runs de vitesse au départ du Rosmeur
• Lundi 6 mai : Grand Prix Guyader – troisième journée du Défi Pom’Potes
◦ Courses côtières au départ du Rosmeur
• Mardi 7 mai : Contrôle du sécurité des bateaux au port du Rosmer
• Mercredi 8 mai : Jour du départ
◦ 10h30 : sortie des bateaux du Port du Rosmeur
◦ 13h00 : départ de la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest

Campagne de France, 4ème à la Rochelle!

56862300_2443253849076240_986127489048772608_nCampagne de France, 4ème à la Rochelle! Très belle performance de Miranda Merron, épaulée par Didier Le Vourch et Stan Thuret cette nuit à La Rochelle, terme de la seconde étape du Défi Atlantique. En terminant, à seulement une heure et 32 minutes du vainqueur Earendil à l’italien Pietro Luciani, Miranda s’octroie la 4ème place de l’étape, et pourrait, en fonction de l’heure d’arrivée de l’équipage italien d’Enel Green Power, s’adjuger la 4ème place du classement général, un jolie performance pour la dernière course du Class40 Campagne de France. « J’ai beaucoup aimé ce format de course en deux étapes, d’Ouest en Est » explique Miranda. « Campagne de France s’est très bien comporté. C’est vraiment un très bon bateau que j’aime beaucoup. On a bien navigué, toujours à fond pour essayer de revenir sur les premiers. Il s’en est fallu de peu mais nous sommes ravis de cette quatrième place… »


Le Class40 Campagne de France de Miranda Merron et Didier le Voucrch, a franchi la ligne d’arrivée de la première étape du Défi Atlantique, entre Pointe à Pître et Horta aux Açores, aujourd’hui mercredi 3 avril 2019 à 22 heures, 15 minutes et 45 secondes (heure locale). Il s’adjuge la 5ème place du classement général. Il a parcouru les 2 230 milles théoriques du parcours en 11 jours, 08 heures, 15 minutes et 45 secondes, à la moyenne de 8,17 noeuds.


Son retard sur le vainqueur Aïna Enfance et avenir (Aymeric Chapelier) est de 1 jour, 16 heure, 29 mn et 26 secondes.

Il a en réalité parcouru 1 362 milles sur le fond, à la vitesse de 10,23 noeuds.
PHOTO : Olivier Blanchet

Défi Atlantique ; une issue des plus incertaines!

A désormais 300 milles de l’arrivée, l’issue de la deuxième étape du Défi Atlantique entre Horta et La Rochelle demeure des plus incertaines. Le leader Earendil (Pietro Luciani), ne dispose que d’un modeste matelas d’avance d’une vingtaine de milles sur un groupe compact de 4 poursuivants, dans lequel figure Campagne de France et Miranda Merron.

Après un long bord tribord amure en avant d’un front dépressionnaire qui a propulsé toute la flotte des Class40 à vive allure vers le Golfe de Gascogne en trois petits jours, la situation météo se détériore avec une zone peu ventée à négocier en travers de la route. Les leaders sont les premiers à venir buter dans des vents de plus en plus faibles, et la compression se fait par l’arrière. Les écarts, déjà faibles, sont ainsi appelés à se réduire davantage, favorisant les « rattrapants ».

Miranda, épaulée par Didier Le Vourch et Stan Thuret, poursuit un duel sans merci avec l’équipage italien de Enel Green Power, la surprise de ce Défi Atlantique. Bord à bord, les deux voiliers ont en ligne de mire une place sur le podium de l’étape que se dispute tout aussi ardemment Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et avenir) et Kito De Pavant (Made in Midi).

Avec un vent de plus en plus refusant, tournant sur l’avant du bateau, les grandes manoeuvres de virements de bord vont débuter aujourd’hui. C’est à faible allure, souvent à vue d’un concurrent à l’autre, que vont se négocier les derniers mlles de la course. Une course d’usure, terrible pour les nerfs s’engage, pour des équipages déjà fortement sollicités depuis le départ d’Horta lundi dernier par des conditions de vent soutenu et de mer formée.

Pour la dernière course du Class40 Campagne de France, Miranda fait honneur à ses couleurs, et donne le maximum pour offrir le meilleur résultat possible à ses nombreux supporters et partenaires…

PHOTOS : Pierrick Garenne – Miranda Merron

Campagne de France dans le bon wagon

56781013_2435476426520649_6696879047063896064_oCampagne de France dans le bon wagon

Miranda Merron, et son équipage constitué de Didier Le Vourch et Stan Thuret, se sont d’emblée et dès le coup de canon de départ donné hier depuis le port de Horta aux Açores, accrochés au train des leader de la course, et évolue ce soir en cinquième position, à une poignée de miles de la tête. Bien positionné sur la ligne, et disposant d’emblée d’une bonne vitesse, Campagne de France, sous grand gennaker, s’est rapidement porté aux avant postes. Le Class40 dessiné et construit par Halvard Mabire, passé le contournement des Açores, est rapidement entré dans le vif du sujet et débuté cette course contre la montre, face à la rapide progression vers l’Est d’un front dépressionnaire.
PHOTOS : Pierrick Garenne/GPO

Départ demain de Horta, direction La Rochelle, avec Stan Thuret.

Dimanche 7 avril 2019

Départ demain de Horta, direction La Rochelle, avec Stan Thuret.

56931930_2432113003523658_3611670744037064704_nC’est à 13 heures locales aux Açores, 15 heures Françaises, que sera donné devant le petit port de Horta le départ de la deuxième étape de ce Défi Atlantique. Miranda Merron et Didier Le Vourch, 5ème du classement général provisoire, reçoivent à bord de Campagne de France le très apprécié renfort du jeune navigateur cinéaste Stanislas Thuret. Marin, habitué de la Classe Mini, et qui a déjà navigué en Class40, le jeune homme prépare un long métrage d’après un scénario personnel, basé sur une histoire de mer et de marins. Il tournera son film en s’appuyant sur sa propre expérience en course lors de The Transat 2020 qu’il disputera en Class40. C’est donc un homme d’images et de mer qui vient renforcer l’équipage de Campagne de France pour les 1 300 milles de régate annoncés très ventés en direction de La Rochelle, que les premiers pourraient atteindre dès samedi prochain.

Stan Thuret :

« Je m’intéresse à cette Class40 car je prépare la Transat Anglaise. J’ai navigué sur ces bateaux en course aux Antilles et en convoyage. C’est un peu comme un gros Mini. Je pars pour 5 jours d’océanique, avec Miranda et Didier que j’ai rencontrés à Antigua. J’ai parlé de mon projet et cela les a intéressé. Je vais faire un peu d’images pour Miranda qui a un chouette projet de Vendée Globe. J’ai déjà navigué avec Samantha Davis, et j’aime bien la rigueur britannique en mer. La flotte Class40 a encore un peu un côté qui me rappelle la Mini, avec des pros, des amateurs et une super ambiance. Je suis ravi de retourner à la Rochelle, d’où j’étais parti pour ma Mini Transat. On va être au portant majoritairement. J’adorerai arriver à Horta à la voile. C’est magnifique, on y retrouve un peu de Normandie, des Alpes, de la Norvège. Mon projet cinema avance. Je suis sur deux tableaux, bateau et cinéma. Je suis aidé par l’équipe de Roland Jourdain à Concarneau. Mon scénario est ficelé et je suis dans le timing. Cette transat va m’apporter beaucoup de références visuelle que j’utiliserai pour le film. »

Défi Atlantique, dernière course du Class40 Campagne de France

Samedi 6 avril 2019

Lundi prochain 8 avril, le Class40 Campagne de France s’élancera au départ d’Horta, dans l’archipel des Açores, en direction de La Rochelle, terme de la seconde étape du Défi Atlantique, pour ce qui constituera sa dernière course sous les couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin. Une fois arrivée à bon port en fin de semaine prochaine, Miranda tournera, non sans une certaine émotion, et certainement à titre provisoire, la page de sa longue carrière à bord des monocoques de 40 pieds (12,18 m), pour ouvrir l’immense chapitre d’un projet Imoca ambitionnant une participation à la prochaine édition du Vendée Globe. Sixième, avec la complicité amicale de Didier Le Vourch du classement général provisoire du Défi Atlantique, Miranda va, comme à l’accoutumée, s’attacher à livrer une navigation sérieuse, appliquée, efficace en direction des rivages de Charente Maritime, pour profiter pleinement d’un voilier qu’elle a, depuis son lancement en 2016 appris à aimer d’une affection que le voilier dessiné et construit par son compagnon Halvard Mabire, lui a amplement rendue tout au long des quelques 35 000 milles parcourus depuis sa mise à l’eau.

35 000 milles et 4 transats.
Miranda Merron et Didier Le Vourch s’affairent sur les pontons de la marina de Horta, sur l’île Açorienne de Faial. 1 300 milles d’une navigation tonique s’avancent, à destination de La Rochelle. Des milles dont Miranda entend bien savourer chaque vague, chaque risée, à bord du plan Mabire construit à Caen en grande partie par elle même et son compagnon Halvard en 2016. Le voilier a depuis sillonné à 4 reprises, en course, l’océan Atlantique, cumulant près de 35 000 milles de navigation hauturière, dans toutes les conditions de mer et de vent imaginables. Miranda et Halvard sont tout naturellement très attachés à leur fidèle monture qu’ils se sont pourtant résolus à mettre en vente, de façon à pouvoir préparer d’optimale manière ce grand projet de Vendée Globe pour Miranda.

Retour sur 3 pleines saisons de course sur Campagne de France :
« Nous nous sommes considérablement investis dans la construction, l’entretien et la vie de ce bateau. De la conception à la mise à l’eau, c’est Halvard qui a présidé à la naissance de ce Class40, au terme d’un an d’un travail acharné. On l’a ensuite bien fait évoluer. On est tout de suite parti sur la RORC Transatlantic race entre les Canaries et la Grenade, qu’on a gagné fin 2016.
Notre transat retour début 2017 avait été terrible. Mais le bateau s’était révélé extrêmement marin, et je suis convaincue que c’est un super bateau pour faire un tour du monde. Je termine 13ème et première féminine de la dernière Route du Rhum, durant laquelle j’ai pris énormément de plaisir à bord de Campagne de France.
C’est un bateau difficile à cerner, qu’il faut apprendre ; Il est lumineux, bien pensé.. je crois qu’il a une âme. Je l’aime beaucoup. Halvard a mis du temps à l’aimer. A présent, nous savons comment le faire marcher, on l’aime et il nous le rend bien. Il est très marin, très fiable. Les marins ont des défauts! Pas les bateaux! je crois sincèrement que les bateaux ont une âme, résultant de la passion qu’on leur transmet. Suite à ce terrible convoyage de 2017, rien n’allait à bord. Un ami, un peu « druide » à ses heures, nous a confirmé que le bateau irradiait d’ondes négatives. Je ne sais pas ce qu’il a fait. Il lui a parlé, et ensuite, tout est rentré dans l’ordre. Cela parait incroyable, mais dès le convoyage suivant, tout est devenu facile, agréable. Il a sa vie propre, et parfois, sa propre volonté. Il faut lui donner les bons réglages, et il devient performant. Je crois qu’il a été un bon ambassadeur pour la Class40. Il porte un nom, Campagne de France, qui interpèle.

Je suis triste de le voir partir. J’espère qu’il sera en de bonnes mains. Si son prochain propriétaire s’occupe bien de lui, le bateau s’occupera bien du marin. »