Miranda en approche de la marque COI-Unesco

image Petit point à Mi-parcours. campagne de France, 16ème sur 20 engagés.

Peu de vent, qui tombe parfois sous les 5 noeuds en fonction des nuages malfaisants. C’est mieux pour apprécier le paysage par 60 ° Nord.

Le soleil est apparu brièvement et a réchauffé le cockpit. Le cheddar que je viens de manger semblait sorti du freezer.

1- Contente de votre début de course?

Je n’y ai pas trop pensé. On a travaillait jusqu’au dernier moment, et même si j’étais en mode préparation course, je n’étais pas en mode course avant le départ. Même pas eu le temps de regarder la météo en détail à part les cartes synoptiques pour avoir une idée générale. J’avais surtout la trouille pour la ligne de départ avec toutes ces bêtes avec leurs foils qui dépassent. Finalement ça c’est bien passé vu la manque de préparation « course » pour moi.

2- quelles ont été vos principales difficultés en début de course?

Retrouver les repères, gerer diverses bricoles et gremlins.

3- Vous êtes vous rapidement amarinée, mise dans le coup?

Pas trop le choix! A un moment, en prend le départ et c’est parti. Et tout d’un coup on se rend compte que que ça fait quelques jours déjà qu’on est en mer.

4- Quel est votre rythme de vie? parvienez vous à vous alimenter et à dormir?

Aucun rythme. Faire avancer le bateau,la nav, gérer les bricoles etc. Il faut dormir quand l’occasion se présente. Alarme sur le radar et reveil pour 20 minutes. Côté alimentation, ça va mieux depuis les premiers 2 jours.

5- Que pouvez vous dire sur le bateau? ses allures favorites? comportement général?

Il est bien à 120 degrés du vent; C’est le cas de tous les bateaux, non?? Sérieusement, il est bien construit, solide et donne confiance pour cette enorme aventure.

6- Regardesz vous les classements? vous êtes à la lutte avec Setin et Monde sans Sida. Est ce motivant et vous fixez vous pour objectif de les battre?

Oui, les classements, c’est l’équivalent d’une bonne série (pas d’accès internet sur Campagne de France, evidemment pas de télé non plus). Maintenant les positions tombent tout seul par magie sur l’écran et c’est interessant de voir qui fait quoi quand il y a des options, ou de la pétole. Ca montre aussi ce qui se passe réelement sur l’eau avec 30 minutes de décalage. Effectivement, j’ai deux bateaux avec qui lutter. Mais je fais des essais aussi. Hier j’ai envoyé une voile qui n’allait peut-être pas être la bonne tout le temps, mais c’est une voile qui n’existait pas sur le bateau avant donc il fallait que j’apprenne son range. Finalement elle est toujours en place maintenant dans la molle, alors que c’est une voile de reaching gros temps. Belle voile polyvalente de chez All Purpose.

7- Constatez vous des changements dans le paysage, lumières du nord, couleur de la mer?

Il fait frais! Plutôt gris en ce moment, mer et ciel sont maussades. La mer est étonnamment plate pour ces contrées.

8- Quelques animaux marins, oiseaux?

Des oiseaux. Faut que je retrouve mon livre d’oiseaux. je sais qu’il y a des baleines

9- Avez vous eu de très grosses mers? 

Pas ce que j’appelle de la grosse mer, mais j’ai choisi exprès de ne pas aller dans la Mer Celtique le deuxième jour à cause de ça. C’était suffisement sport en Manche.

10- Que pensez vous de la réduction de parcours décidée par l’organisation?

Cela ne me dérange pas outre mesure. La course conserve ses qualités et une belle distance totale de plus de 2 800 milles. J’imagine que la étole qui règne aux Açores en est la raison. Il est vrai que la flotte a eu son lot de petits airs depuis le début.

 

 

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Miranda demain sous l’Islande!

image Miranda Merron et son voilier Imoca Campagne de France devraient rallier demain en soirée la marque de parcours COI-Unesco, « waypoint » à virer placé par l’organisation par 62 degrés de latitude Nord, dans le Sud Ouest de l’Islande. Elle navigue actuellement à quelques 230 milles de ce point de passage hautement symbolique, le plus nord jamais fréquenté par les voiliers de la classe Imoca.

Mirada poursuit sans défaillir son mano a mano avec deux autres voiliers sensiblement de la même génération que son plan Owen Clarke de 2007, Groupe Setin à Manu Cousin et « Un monde sans Sida » de Clément Giraud. Ces trois solitaires évoluent en moins de 30 milles, à des vitesses sensiblement égales. Un épisode de temps très faible se présente devant leurs étraves. Miranda fait route directe vers la marque et espère ne pas subir d’arrêt buffet dans la vaste langue anticyclonique qui enserre la marque de parcours. Elle entamera ensuite une descente travers aux systèmes météos qui cavalent d’Ouest en Est en Atlantique Nord.

Après la longue et néanmoins rapide remontée majoritairment aux allures proches du vent vers l’Islande, Campagne de France devrait retrouver des allures plus propulsives vers le nouveau point de passage dénommé Gallimard, placée à environ 400 milles dans l’Ouest  des Sables d’Olonne. En ce cinquième jour de course, Miranda a déjà parcouru la moitié de la distance initiale de 3 600 milles, ramenée à 2 800 milles avec cette réduction de parcours. Elle est attendue aux alentours du 15 juillet en Vendée.

Miranda réduit l’écart

Miranda-le-havre-1-600x900La tête de la flotte désormais emmenée par Jérémie Beyou (Charal), butte depuis hier soir dans une vaste zone anticyclonique déventée. La vitesse des foilers dernière génération a considérablement chuté, et les trajectoires se montrent erratiques, au hasard des petits souffles d’air qui tournoient sur un plan d’eau parfaitement calme.

A 170 milles dans le Sud Est des leaders, Miranda Merron, toujours classée 16ème sur les 20 engagés du départ (déjà 3 abandons), maintient, elle, une belle vitesse de rapprochement, plus de 12 noeuds, et continue de réduire cet écart. A la bagarre avec deux voiliers aux profils assez similaires à celui de son Campagne de France, elle tient la dragée haute au retour de Manu Cousin (Setin), très rapide en son Sud où sévit encore l’influence de la dépression d’hier, et revient très vite sur « Vers un monde sans Sida » de Clément Giraud qui ne la précède plus que d’une poignée de milles. Miranda n’est pourtant nullement obnubilée par ces calculs de classement. Elle continue d’apprendre à faire corps avec son voilier, prenant les choses avec méthode et sang froid. Dernier chapitre en date, celui ô combien compliqué de la gestion de la captation et de l’envoi de fichiers videos, l’une des obligations contractuelles faites aux coureurs du prochain Vendée Globe. Le petit temps à venir lui donnera l’occasion d’expérimenter ses talents de vidéaste.

Mots du bord :

« 13 – 16 nds ENE. Température pas très estivale!. Journée de répit hier – soleil et peu de vent. Assécher, tout vérifier, manger, dormir, et enfin apprendre comment me servir des diverses méthodes pour filmer. Finalement rien de tout celà. La journée a été consacrée à un long cours de dépannage du pilote. Finalement, c’était un problème mécanique, maintenant résolu, et j’ai beaucoup appris.

C’est ambiance plutôt humide depuis le milieu de la nuit. Bientôt passage au nord de cette ligne de dépressions, ce qui annonce le déménagement imminent de tout l’intérieur du bateau, plus le changement de voiles…. »Miranda-le-havre-1-600x900

 

Toute en sagesse

C’est une route empreinte de sagesse et de pondération que suit Miranda Merron depuis le départ samedi dernier des Sables d’Olonne dans le cadre de cette Vendée Arctique Les Sables. L’important est de terminer répète t’elle à l’envie, alors que déjà trois concurrents ont dû abdiquer et rentrer au port. Confronté à un mer d’Irlande de tous les excès en matière de route mal pavée, avec des creux de plus de 4 mètres, Miranda a judicieusement choisi de partir dès hier résolument dan l’ouest afin de déborder avec de la marche da côte sud de l’Irlande. Elle a ainsi préservé son bateau, toute en parvenant à toucher de forts flux de secteur ouest qui lui ont permis cette nuit de réaliser ses meilleurs moyennes. Longtemps à plus de 17 noue sur la route, elle a ainsi réduit les écarts avec ses devanciers immédiats, et vient ce matin dépasser un foiler d’avant dernière génération, celui de fabrice Amedeo Newrest Arts et fenêtre. 15ème à 226 milles du leader Thomas Ruyant, elle va toute la journée profiter de ce bon bord bâbord, qui la rapproche à grande vitesse du point de passage arctique dans l’ouest de l’Islande qu’elle pourrait atteindre vendredi prochain.

VENDÉE-ARCTIQUE-LES SABLES D’OLONNE: LUNDI

« Il va bientôt faire jour et le vent mollit. Moins de rafales. Hier il y avait déjà des rafales à 28 – 30 nœuds avant les Scilly et j’ai déjà essayé la Mer Celtique dans ces conditions plusieurs fois. Vu qu’il fallait virer pour éviter le DST… j’ai décidé de ne pas y aller. 

Ayant très peu navigué cette année à cause de… 4 jours dont 3 sans vent, je suis en train de tout réapprendre. Ne rien oublier dans un virement par 25 nœuds de vent, et la mer qui va avec. Ballast, dérive, la quille, et surtout les voiles à matosser avant le virement, sinon ça fait beaucoup de kilos à pousser vers le haut de la pente ! 

Le pilote a fait un virement non autorisé la première nuit. Cela aussi, c’est du bon entraînement, avec le bateau couché sur le mauvais bord, voiles à contre, quille et ballast du mauvais côté.

L’école, quoi ».

Miranda sur Campagne de France 

Campagne de France rentre en Normandie

Halvard-Miranda-bahia

Arrivés à Salvador de Bahia jeudi dernier en 23 ème position, classe Imoca, de la Transat Jacques Vabre, Miranda et Halvard, après un court repos et une belle remise en état du bateau, reprennent aujourd’hui la mer, direction la maison, en Normandie.

Une longue navigation de plus de 8 000 km que le duo de skipper de Campagne de Franceeffectuera avec l’aide d’un ami, Edouard Pinta. L’IMOCA Campagne de France doit subir cet hiver un important chantier destiné à le mettre en configuration solitaire pour Miranda. La saison 2020 s’annonce aussi copieuse qu’excitante avec en mai une première traversée de l’Atlantique en solitaire pour Miranda, de Brest à Charleston aux Etats-Unis, suivie d’une nouvelle Transat retour au départ de New York et à destination des Sables d’Olonne. Autant d’étapes importantes vers la qualification  définitive au Vendée Globe dont le départ sera donné en novembre de cette même année 2020.

Sur les 37 candidats aux 34 places disponibles, 19 navigateurs sont déjà assurés de leur place aux pontons. Il s’agit de coureurs ayant terminé la dernière édition du Vendée en 2016-2017. Sept postulants sont sur liste d’attente, et douze, au nombre desquels on distingue Miranda, sont sélectionnés aux milles parcourus. Pour assurer cette place, Miranda doit impérativement terminer les deux courses en solitaire au programme de 2020.

En attendant, place à une nouvelle transat, en direction de la Normandie, en convoyage, et placée sous le sceau de la prudence.

Photos : Stéphane Lhote – Miranda Merron

Notre plus belle Transat!

76695154_2863214037080217_5555521969534795776_oCompagnons dans la vie comme sur l’eau depuis plus de 10 ans, Miranda Merron et Halvard Mabire cumulent en course plusieurs centaines de milliers de milles, avec des participations multiples aux plus grandes classiques de la course au large, Trophée Jules Verne, Route du Rhum, Transat Jacques Vabre, Québec Saint Malo, Whitbread etc… Manque à leur pédigrée, le Vendée Globe.

C’est précisément pour cocher ce Graal à leur immense vécu océanique qu’ils ont, il y a seulement quelques mois, franchi le pas de la Class40 au monocoque de 60 pieds Imoca, support du tour du monde en solitaire sans escale et sans assistance. Participer au Vendée Globe passe par l’accumulation en course du plus grand nombre de milles. La Transat Jacques Vabre 2019 s’inscrivait ainsi pour Miranda dans ce processus voulu par les organisateurs Vendéens. Après la Bermudes 1000 race et la Rolex Fastnet race, Miranda Merron vient additionner les 3 450 milles de cette Transat Jacques Vabre. Mais au-delà de ces chiffres ô combien importants pour se qualifier en 2020, le duo de skipper de Campagne de France, la marque des Maitres Laitiers du Cotentin, a pris un immense plaisir à naviguer tout au long de ces 17 jours de course. Leur trajectoire, la plus économe peut-être de toute la flotte, témoigne d’un savoir faire marin hors norme, et d’une intelligence de femme et d’homme de mer hors du commun.

Reste à prendre un peu de repos, et Campagne de France  repartira très vite par la mer vers la vieille Europe où l’attend un  important chantier d’hiver, avant un  saison 2020 de toutes les aventures, de toutes les passions, avec deux transats en solo qualificatives, et en novembre, le fameux Vendée Globe.

 

Réactions dans la chaleur Bahianaise :

 

Miranda : « On a énormément appris sur le bateau durant cette transat. On continue l’apprentissage avant de partir en solitaire… C’est un bon bateau, pas très rapide, mais solide et fiable… On a besoin de quelques améliorations, sur les pilotes notamment.Il me reste deux transats l’an prochain pour continuer à bien le maitriser.  Je me suis éclatée du début à la fin de cette super course, sur ce superbe parcours. Je ne me suis jamais autant amusée dans une transat.  La Classe Imoca est très différente de la classe 40. Tout est démesuré. Tout est plus dur, plus grand, plus lourd. Mais j’aime ce bateau. »

 

Halvard : « C’était sympa! Très sympa! Je viens de réaliser que je ne courrai plus en Class40. C’est la Transat où j’ai pris le plus de plaisirs! Merci Miranda! On s’est amusé avec les bateaux à notre portée… le bateau est nickel. Je n’ai rien eu à faire, je tournais quelque manivelles et c’est Miranda qui a tout fait! J’en ai profité pour écrire un peu. C’est une des plus  belles transats qu’on ait faite. On est parti sans aucune pression  de résultat. J’ai attendu plus de 40 ans pour découvrir une nouvelle recette de la course au large, partir sans pression de résultat, et c’est très sympa. On a essayé de faire le moins de miles possible, à l’économie (Rires)…Je pense qu’on est le bateau qui a parcouru le moins de milles. C’était très intéressant question navigation… »

 

En bref :

 29 Imoca au départ, dont 14 bateaux à dérives droites

Campagne de France : 23ème

3 450 milles en 17 jours, 10 heures, 51 minutes, 3 secondes à 10,39 noeuds

4 612 milles sur le fond à 11,01 oueds de moyenne

Top arrivée! Mission accomplie!

Campagne de France , 23ème de la Transat Jacques Vabre

Mirandz-halvard-cockpitMiranda Merron et Halvard Mabire en ont terminé aujourd’hui jeudi 14 novembre 2019, à minuit, 06 minutes, et 03 secondes (Heure Française) avec la 14ème édition de la Transat Jacques Vabre. Ils se classent 23ème sur 29 voiliers engagés dans la Classe Imoca.

Leur temps de course est de 17 jours,  10 heures, 51 minutes et 03 secondes, à la moyenne de  10,39 noeuds sur les 3 450 milles de parcours théoriques. Ils ont en réalité parcouru 4 612 milles à 11,01 noeuds de moyenne. Mission accomplie pour Miranda aui rajoute de précieux milles à son total déjà obtenu dans sa course à la qualification au prochain Vendée Globe.

Tout doux

Le moins que l’on puisse dire c’est que nous ne risquons pas d’être décoiffés par la vitesse.

L’Océan semble vouloir nous retenir et la « civilisation » pas trop pressée de nous retrouver. Nous sommes pourtant contents de bientôt retrouver nos amis, mais comme il y en a aussi derrière, on
les attend un peu.

C’est marrant, nous avons l’impression que cette petite bulle de molle est juste pour nous. Histoire de nous retenir un peu plus longtemps dans cette belle aventure et de ne pas désorganiser l’Organisation en ayant l’outrecuidance de nous faire arriver à Salvador à une heure décente.

En attendant nous ne sommes pas encore complètement arrêtés. Même avec 5 à 7 noeuds de vent seulement nos voiliers modernes arrivent encore à se déhaler un petit peu. Mais évidemment, selon la loi de Murphy, le vent ne fait pas que faiblir, il s’oriente également dans une direction peu favorable, à savoir très « dans le cul » et nous risquons si ça continue d’avoir à tirer des bords.
Mais ainsi en est-il de la navigation à Voile : rien sans peine et tout se mérite.

Peut-être si nous en avons le courage nous essayerons de faire un petit coup de propre, mais il y a quand même des limites. En effet, depuis la sortie du Pot au Noir nous avons été souvent
accompagnés d’oiseaux de Mer et il faut croire que la couleur de nos voiles les a inspiré, car ils n’ont pas hésité à se lâcher copieusement. Sais pas ce qu’ils avaient bouffé, mais ça devait
être assez laxatif. Toujours est-il que nos voiles et notre gréement sont couverts non pas de bouses de vaches, ce qui ne jurerait pas dans les paturages de Campagne de France, mais pas loin.
J’ai bien proposé à Miranda de l’envoyer dans le gréement avec un seau et une éponge, mais elle trouve qu’il fait trop chaud pour ça. Elle a raison, comme bien souvent.

En attendant c’est de plus en plus mou. Cela sent l’apéro dans le cockpit sous un beau lever de Lune, à défaut de commencer prématurément les mauvaise habitudes dans les bars à terre.

Donc, vous l’aurez compris, l’arrivée de Campagne de France relève du plus grand suspens. Nous espérons que vous y survivrez. Mais en tous cas c’est pas comme les séries télé, au moins vous ne
devriez pas à avoir à attendre la semaine prochaine, normalement, pour connaître ce qui se passe juste après l’action fatidique qui ne manque jamais d’être interrompue en fin d’épisode afin de
bien créer la dépendance.

A tantôt

En approche de Salvador

Bonjour

Cette longue descente vers Salvador dans la molle est aussi palpitante que de regarder l’herbe pousser.

Remarque, ce n’est pas si désagréable de regarder l’herbe pousser, la vie moderne ne laisse pas beaucoup de temps à la contemplation et nous vivons donc des moments privilégiés.

En plus, étant donné l’instabilité du vent, c’est plutôt une contemplation active, entre réglages quasi incessants et changements de voiles. Pas de la contemplation assis en tailleur sur le pont.
de toutes façons, vu le cagna, nous ne tarderions pas à prendre un coup de bambou sévère sur la tronche, même avec un bon chapeau.

Mais un peu de place à la méditation dans un cadre grandiose ne fait pas de mal.

Difficile dans ces conditions de donner une heure d’arrivée précise, mais c’est un peu le charme de la navigation à la Voile et comme dirait à peu de choses près le poête saltimbanque Renaud « quand le vent souflera nous arriverons ».

Pour l’instant nous croisons juste les doigts pour que le peu de brisouillette que nous avons en ce moment ne nous lâche pas d’ici l’arrivée. Mais ce n’est pas tout à fait gagné. L’espoir fait vivre. Et puis nous ne sommes plus à quelques heures près. Bien au contraire, nous ne sommes pas si pressés que ça que ça se termine.
Nous ne sommes pas non plus dévorés d’inquiétude sur le fait que  ceux qui sont arrivés avant nous viennent à bout des stocks de caïpirinhas, de bière ou de café du Brésil, il y en a parait-il en masse, et aussi il y a pas mal de sportifs de haut niveau parmi nos prédescessuers, et ces gens là ne font pas d’excès… théoriquement.

Quand à l’Organisation, c’est bien connu ils sont très sobres. La seule inquiétude pourrait venir éventuellemnt des journalistes, mais ils ne doivent pas être très nombreux et peut-être même qu’une bonne partie est rentrée vers l’Europe, où une actualité certainement palpitante les attend. Donc tout va bien sur Campagne de France.

Pour l’instant pas encore trop d’embarcations autour de nous. Il faut dire que nous sommes un peu loin de la côte, mais apparemmment le vent ne veut pas que l’on y aille. Normal, généralement une fois passé Fernando De Noronha, les étraves ont plutôt envie d’aller vers le Sud, vers Capetown ou vers les lattitudes australes, que d’aller voir les plages de la côte brésilienne. En tous cas,
ce doit être la cas pour Campagne de France, vénérable ancètre, qui attaquera son sixième tour du Monde, avec Miranda cette fois, à l’occasion du prochain Vendée Globe.

En attendant ça mollit pendant que j’écris, donc je retourne vite fait sur le pont pour dire au vent de rester encore un peu, nous avons encore besoin de lui et ce n’est pas le moment qu’il aille
voir ailleurs.

A plus tard