Miranda tient son rythme

106668006_3335215953168963_5820767907956999705_o-600x399Miranda Merron s’est élancée hier à 15 heures 30 précises sur la ligne de départ de la Vendée-Arctique-Les Sables. Après un peu moins de 24 heures de course, elle ferme la marche de la flotte qui croise déjà au large de la pointe de Bretagne. Le rythme de la course est soutenu, alimenté par un fort flux de secteur Ouest à Nord Ouest, qui impose aux voiliers de la Classe Imoca une navigation des plus inconfortables au plus près du lit du vent.

Campagne de France, auteur d’un départ prudent mais habile, pointe ce matin en 19ème position. Le voilier à foils Arkea Paprec de Sébastien Simon a hélas déjà du jeter l’éponge, victime d’une rupture de son foil tribord, incident qui atteste aussi de la dureté des éléments. Miranda, comme on pouvait s’y attendre, se retrouve à la lutte avec des voiliers à dérives droites, démunis des appendices qui dotent les voiliers de dernière génération et qui permettent de littéralement sortir la coque de l’eau. Ces foilers se montrent redoutables à toutes les allures, et évoluent désormais dans une autre dimension, tant le delta différentiel avec des voiliers de la génération Campagne de France est important. Miranda, tout en tirant le meilleur parti de son plan Owen Clark de 2007, déplore ainsi déjà 60 milles de retard sur le foiler leader, LinkedOut au Nordiste Thomas Ruyant.

Avec plus de 170 milles parcourus à près de 10,5 noeuds de moyenne depuis le départ, Miranda n’a certes pas chômé et fait honneur à sa classe de voiliers à dérives droites. Elle s’applique à tracer un sillon des plus propres vers la pointe Sud Ouest de l’Irlande. Elle va, à l’instar des ses protagonistes, connaitre aujourd’hui un épisode très venté en mer d’Irlande, endroit détesté des marins tant la mer, avec la remontée du plateau continental, y est courte, creusée et inconfortable.

 

Chantier d’hiver

Chantier d’hiver – vérification de toutes les pièces!

La quille (plus de 3 tonnes) sera bientôt remontée.

keel Sarnia winter refit

Miranda et Halvard au départ demain de la Caribean 600

Caribean 600 copieDimanche 17 février 2019

Le Class40 Campagne de France de Miranda Merron et Halvard Mabire s’alignera demain à 16 heures (Française) sur la ligne de départ de la 11ème édition de la Caribean 600.
Comme son nom l’indique, cette Classique de la Caraïbe propose aux quelques 80 voiliers venus de 20 nations (toutes classes confondues) engagées, un périple de 600 milles nautiques autour de 11 îles de la Caraïbe au départ d’Antigua, via saint Marin et la Guadeloupe.
Halvard et Miranda y avaient, en 2017, signé une belle deuxième place en Class40. La compétition s’annonce cette année très relevée, avec une dizaine de Class40 au départ, dont quelques ténors de la classe comme Kito De Pavant, Luke Berry ou Aymeric Chappelier.
Le duo de skipper du voilier aux couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin est une nouvelle fois épaulé de Didier Le Vourch et Rémi Aubrun, deux pointures qui connaissent parfaitement le bateau.

L’alizé est au rendez vous, et c’est un périple long d’un peu plus de trois qui s’annonce comme particulièrement tonique.

Suivre la course ici :

Le départ lundi à 15 heures 50 sur Facebook :
https://www.facebook.com/RoyalOceanRacingClub

Le tracking :
http://caribbean600.rorc.org/Race-Information/Tracking/

Miranda Merron, Au bout de l’effort

Miranda Merron, skipper du Class40 Campagne de France, 13eme de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018 - Pointe a Pitre le 25/11/2018

Miranda Merron, skipper du Class40 Campagne de France, 13eme de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe 2018 – Pointe a Pitre le 25/11/2018

« Je me suis battue jusqu’au bout ! ». Les premières paroles de Miranda Merron à l’arrivée de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, témoigne de l’intensité d’une traversée longue cette année, météo oblige, de près de trois semaines. Son temps de course est de 21 jours, 9 heures et 55 minutes sur les 3 542 milles de parcours théorique et en route directe. Elle a en réalité, dans le contournement de l’anticyclone des Açores, parcouru 4 624 milles, soit 8 500 km à 9 noeuds de vitesse moyenne.

Miranda Merron a mené ainsi son Class40 Campagne de France à la 13ème place du groupe le plus dense de cette édition 2018 de la grande course océanique entre Saint-Malo et Pointe à Pitre qui ne comptait pas moins de 53 unités au départ du 4 novembre dernier. Elle s’offre le très honorifique titre de première des 6 femmes engagées. Elle a surtout une nouvelle fois démontré talent et force morale, dans une édition qui entrera dans les annales de la course au large comme l’une des plus dure, des plus exigeante, marquée dès la première semaine, par le passage de pas moins de trois dépressions automnales très creuses, qui allaient contraindre près d’un quart de la flotte à trouver refuge dans les ports Bretons ou Espagnoles. On dénombrera 41 abandons à l’arrivée, dont16 Class40.

Miranda aura su faire le dos rond, en immense marin qu’elle est, pour laisse passer sans encombre le plus fort du vent, tout en maintenant une belle progression vers la Guadeloupe. L’édition 2018 de la Route du Rhum présentait en Class40 un plateau unique, relevé comme jamais avec pas moins de 15 vainqueurs potentiels, pointures de la course au large à la barre des derniers nés de la classe. Miranda ambitionnait avec modestie d’entrer dans le Top 15 de cette flotte si prestigieuse. Un pari gagné avec cette 13ème place, qui la situe parmi les meilleurs marins de cette édition du 40ème anniversaire. Elle a une nouvelle fois porté très haut les couleurs de Campagne de France, par son sens des trajectoires et cette incroyable résilience dans les plus fortes des adversités. «  Le rythme était infernal !» racontera-t’elle à l’arrivée. « Le bateau est très dur. Quand il tape dans la mer, il faut s’attacher à l’intérieur, et porter le casque en permanence. »Problèmes de barre, d’électronique et de voilures déchirées n’ont à aucun moment entravé sa détermination, ni sa volonté de demeurer en permanence en mode course et compétition.

Arrivée dimanche 25 novembre à Pointe à Pitre, dans le sillage de Loick Peyron à bord d’un petit trimaran, elle a reçu un accueil proche du triomphal. Légèrement déçue de sa performance, convaincue d’avoir à certains moments, manqué de confiance en elle-même, elle marque pourtant de son empreinte cette Class40 de plus en plus élitiste et compétitive.

Halvard Mabire au départ de la Route du Rhum

Le navigateur Normand Halvard Mabire sera bien au départ de la prochaine édition de la Route du Rhum à Saint Malo le 4 novembre prochain.
S’il laisse bien la barre du Class40 N°147 Campagne de France à sa compagne Miranda Merron, il courra lui aussi en Class40 à bord du Pogo S2 N° 101, un voilier qu’il connait sur le bout des ongles pour l’avoir construit en 2011 sous le nom de Campagne de France premier du nom. Halvard repart donc pour un quatrième Rhum, avec des ambitions certes mesurées, mais avec toujours la même envie de bien faire, sans rien sacrifier à ce professionnalisme qui fait depuis plus de 40 ans sa renommée.

« Ce Rhum, c’est avant tout la prolongation d’une histoire d’Amitié. » Halvard Mabire, du haut de ses 62 ans dont la majorité vécue en mer, attache tout naturellement grande importance aux « histoires de copains » liées sur toutes sortes de bateaux. Ainsi lors de l’été 2015 accepte-t’il d’occuper le poste de navigateur à bord de la somptueuse goélette aurique Mariette, plan Herreshoff de 1915, pour la Transat du RORC Newport Lizard. Il y rencontre Charles Louis Mourruau, qui fera en 2018 l’acquisition de son ancien Class40 N°101. Charles Louis et son coequipier Gery Atkins  ont ainsi débarqué sur le circuit Class40 cette année en participant à quasiment toutes les courses de la saison et souvent avec des prestations remarquables. Ils  préparent maintenant activement un programme de navigation en double pour 2019, avec notamment la Transat Jacques Vabre en ligne de mire, et voient d’un très bon oeil leur bateau figurer sur la Route du Rhum, avec son constructeur Halvard à la barre. « Je pars sans pression » admet Halvard, avec pour seule ambition de savoir si je peux encore tenir le rythme et naviguer proprement. Je connais le bateau, ses qualités et ses points faibles. A moi d’en tirer le meilleur parti en fonction des conditions qui nous seront proposées. »
Halvard avait, on s’en souvient, terminé 16ème de l’édition 2014, au terme d’un peu plus de 19 jours de course. Il avait été devancée par sa compagne Miranda Merron, 6ème à bord de ce même Class40 N°101 alors aux couleurs de Campagne de France. « Comme en 2014, il y aura un match dans le match entre Halvard et moi » s’amuse Miranda. « Je le sais capable de surprendre encore beaucoup de monde… »

Drheam Cup – Destination Cotentin 2018 – Miranda 13ème sur 29

Drheam Cup finish 1Miranda et son Classs40 Campagne de France ont franchi la ligne d’arrivée de la Dhream Cup à Cherbourg  vendredi soir à 22 heures 29. Son temps de course est de 4 jours, 7 heures et 21 minutes. Elle a parcouru 744 milles depuis la Trinité sur Mer via le Fastnet à la vitesse moyenne de 7,20 noeuds.

Miranda peut légitimement se gratifier d’un excellent début de course, au contact des meilleurs jusqu’au passage du rocher du Fastnet. Elle a pu reprendre en douceur ses marques de navigatrice solitaire dans l’optique de la prochaine route du Rhum. « J’ai eu beaucoup de mal depuis Wolf Rock a trouvé la bonne combinaison de voilure dans un vent très changeant. J’ai l’impression d’avoir toujours été en décalage avec l’évolution du vent. Je suis un peu déçue de ma course. Ma trajectoire a pourtant été la bonne et ma navigation est globalement positive. »

 

29 Class40 maniés par des solitaires étaient au départ de la Trinité sur Mer lundi 23 juillet dernier. Un avant goût de ce que sera la Route du Rhum, qui annonce déjà pas moins de 50 participants en Class40.

 

Photos : Thierry Martinez

Route du Rhum : Miranda Merron – et Halvard Mabire- qualifiés

La skipper en titre du Class40 Campagne de France Miranda Merron a effectué sa qualification pour la Route du Rhum dans le cadre de la grande course de la Normandie Cup. En terminant 4ème du parcours de 750 milles en Manche et en Atlantique dessiné au départ du Havre, et à l’arrivée à Cherbourg, la plus Normande des Britanniques a obtenu le Sésame pour participer en novembre prochain, et pour la 4ème fois, à la grande Classique en solitaire entre Saint Malo et Pointe à Pitre. Son compagnon Halvard Mabire, en s’adjugeant la deuxième place de cette Normandie Cup, obtient lui aussi son laisser-participer à l’épreuve à bord de son ancien bateau, le Class40 N°101 Colombre XL

« Ce fut une course de dingues » s’exclamait ce matin Miranda à l’arrivée de Cherbourg. Partie dimanche soir du Havre sans autre ambition que de se qualifier, Miranda avoue s’être rapidement prise au jeu de la navigation en solitaire. « Je suis demeuré au contact d’Halvard qui s’est rapidement trouvé privé de spi. Nous avons régaté en semble durant une bonne partie de la course. Le vent est rentré très fort, 25-30 noeuds à hauteur du cap Fréhel, et nous avons connu à peu près toutes les allures. Au final, un excellent entraînement pour reprendre ses réflexes de Solitaire. J’ai très peu dormi, à cause du trafic, des casiers et du brouillard omniprésent, et me suis très mal alimentée. Des points qu’il me faudra corriger durant le Rhum. »

A noter donc qu’Halvard Mabire a désormais lui aussi sa qualification en poche, à bord d’un bateau qu’il connait bien pour l’avoir construit en 2011, l’ex Pogo S2 campagne de france N°101, à bord duquel il pourrait s’élancer moyennant le soutien d’un partenaire pour l’aider à remettre le bateau à niveau.

unnamed

Campagne de France 6ème de la Normandy Channel Race

Miranda et Halvard, 6èmes d’une extraordinaire édition de la Normandy Channel Race

 

Campagne de France a coupé hier après midi la ligne d’arrivée de la Normandy Channel Race en 6ème position !
Très belle course de la part du Class40 Campagne de France qui finit le parcours en 6 jours 4 heures, 49 mn et 52sec à une vitesse moyenne de 6.45 noeuds. 27 Class 40 étaient au départ dimanche dernier.
Bravo au couple anglo-normandHalvard Mabire : « C’était vraiment sympa. On a passé un Solent d’anthologie, il y avait tellement peu de vent que c’était le courant qui nous faisait avancer, comme un tapis roulant. J’ai rarement vu quelque chose de semblable, pas à un moment on s’est propulsé avec les voiles de Cowes aux Needles. On est resté dans le groupe de tête jusqu’à Land’s End où on a été stoppé net, et nous sommes les seuls à ne pas être reparti. C’est à ce moment là qu’on a perdu nos petits camarades de tête. Après on a réussi à rester dans le coup mais ça partait tout le temps par devant, on a pas réussi à totalement recoller le trio de tête. Dans l’ensemble je suis très content, je suis satisfait de notre 6ème place. Dommage qu’il y ai eu autant d’abandons. Ça reste un parcours et un événement fabuleux. »

unnamed

RORC Cervantes Trophy ; un parfait galop d’entrainement

2018-ctr-campagnedefrance-start-htL’entrainement ideal!

Miranda Merron et Halvard Mabire ne pouvaient rêver meilleur entrainement que ce Cervantes Trophy, course comme à l’accoutumée merveilleusement organisée par le Royal Ocean Racing Club, qui relie via une marque de parcours devant Grandcamp Maisy, Cowes au Havre.

130 milles de course, certes dénués d’enjeu pour le Class40 Campagne de France, bien isolé au sein de la Class40 avec le seul Obportus IV d’Olivier Roussey pour opposant direct, mais idéalement taillés pour se remettre dans le bain de la compétition après un long et studieux hivernage. Campagne de France a parfaitement tenu son rang face aux quelques 47 voiliers répartis en différentes classes IRC, s’échappant en tête de course dès la sortie du Solent.
« Les conditions sont demeurées très calmes tout au long du parcours » témoignait Halvard, « avec de longues périodes de franche pétole, et pas plus de 18 noeuds de vent en milieu de Manche. » Le duo de skipper Anglo-Normand se présentait à l’aube assez logiquement en tête en vue de la ligne d’arrivée du Havre. « Et tout a brutalement basculé », racontait, un poil dépité Halvard. « La fin de nuit a été marquée par une absence totale de vent sur la pointe de Caux. Nous sommes demeurés absolument empétolés, et le vent est rentré par l’arrière , ramenant les grosses unités de la flotte, qui ont su habilement nous contourner. Nous terminons ainsi derrière le rapide Ker 40 Hooligan VII d’Edward Broadway. Une petite déception car nous avions mis un point d’honneur à franchir cette ligne d’arrivée en tête de toutes les classes en lice… »

Une déception vite effacée devant le plaisir de renouer avec la navigation à bord d’un Campagne de France bien optimisée. « Ce fut un grand moment de plaisir de navigation » témoigne Miranda. « Les conditions étaient superbes, la course parfaitement organisée par le RORC, et le bonheur d’être sur l’eau, total. »

Après cette nuit quasiment blanche, Miranda et Halvard vont prendre quelques moments de repos, puis entamer la traversée de la baie de Seine pour rallier le plus tôt possible leur port d’attache de Cherbourg, et poursuivre la préparation à la Normandy Channel Race, dont le départ sera donné le 27 mai prochain à Caen.

Photo: Hamo Thornycroft

Chantier d’hiver

Un hiver studieux d’entretien, réparation, améliorations pour Class40 Campagne de France avant une saison de courses bien chargée. Le printemps arrive et le chantier d’hiver touche à sa fin. Nous avons de la chance d’avoir Seb avec nous (qui a en grande partie construit le bateau avec nous).SebHalvard & Seb

CDF winter refit