Défi Atlantique, dernière course du Class40 Campagne de France

Samedi 6 avril 2019

Lundi prochain 8 avril, le Class40 Campagne de France s’élancera au départ d’Horta, dans l’archipel des Açores, en direction de La Rochelle, terme de la seconde étape du Défi Atlantique, pour ce qui constituera sa dernière course sous les couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin. Une fois arrivée à bon port en fin de semaine prochaine, Miranda tournera, non sans une certaine émotion, et certainement à titre provisoire, la page de sa longue carrière à bord des monocoques de 40 pieds (12,18 m), pour ouvrir l’immense chapitre d’un projet Imoca ambitionnant une participation à la prochaine édition du Vendée Globe. Sixième, avec la complicité amicale de Didier Le Vourch du classement général provisoire du Défi Atlantique, Miranda va, comme à l’accoutumée, s’attacher à livrer une navigation sérieuse, appliquée, efficace en direction des rivages de Charente Maritime, pour profiter pleinement d’un voilier qu’elle a, depuis son lancement en 2016 appris à aimer d’une affection que le voilier dessiné et construit par son compagnon Halvard Mabire, lui a amplement rendue tout au long des quelques 35 000 milles parcourus depuis sa mise à l’eau.

35 000 milles et 4 transats.
Miranda Merron et Didier Le Vourch s’affairent sur les pontons de la marina de Horta, sur l’île Açorienne de Faial. 1 300 milles d’une navigation tonique s’avancent, à destination de La Rochelle. Des milles dont Miranda entend bien savourer chaque vague, chaque risée, à bord du plan Mabire construit à Caen en grande partie par elle même et son compagnon Halvard en 2016. Le voilier a depuis sillonné à 4 reprises, en course, l’océan Atlantique, cumulant près de 35 000 milles de navigation hauturière, dans toutes les conditions de mer et de vent imaginables. Miranda et Halvard sont tout naturellement très attachés à leur fidèle monture qu’ils se sont pourtant résolus à mettre en vente, de façon à pouvoir préparer d’optimale manière ce grand projet de Vendée Globe pour Miranda.

Retour sur 3 pleines saisons de course sur Campagne de France :
« Nous nous sommes considérablement investis dans la construction, l’entretien et la vie de ce bateau. De la conception à la mise à l’eau, c’est Halvard qui a présidé à la naissance de ce Class40, au terme d’un an d’un travail acharné. On l’a ensuite bien fait évoluer. On est tout de suite parti sur la RORC Transatlantic race entre les Canaries et la Grenade, qu’on a gagné fin 2016.
Notre transat retour début 2017 avait été terrible. Mais le bateau s’était révélé extrêmement marin, et je suis convaincue que c’est un super bateau pour faire un tour du monde. Je termine 13ème et première féminine de la dernière Route du Rhum, durant laquelle j’ai pris énormément de plaisir à bord de Campagne de France.
C’est un bateau difficile à cerner, qu’il faut apprendre ; Il est lumineux, bien pensé.. je crois qu’il a une âme. Je l’aime beaucoup. Halvard a mis du temps à l’aimer. A présent, nous savons comment le faire marcher, on l’aime et il nous le rend bien. Il est très marin, très fiable. Les marins ont des défauts! Pas les bateaux! je crois sincèrement que les bateaux ont une âme, résultant de la passion qu’on leur transmet. Suite à ce terrible convoyage de 2017, rien n’allait à bord. Un ami, un peu « druide » à ses heures, nous a confirmé que le bateau irradiait d’ondes négatives. Je ne sais pas ce qu’il a fait. Il lui a parlé, et ensuite, tout est rentré dans l’ordre. Cela parait incroyable, mais dès le convoyage suivant, tout est devenu facile, agréable. Il a sa vie propre, et parfois, sa propre volonté. Il faut lui donner les bons réglages, et il devient performant. Je crois qu’il a été un bon ambassadeur pour la Class40. Il porte un nom, Campagne de France, qui interpèle.

Je suis triste de le voir partir. J’espère qu’il sera en de bonnes mains. Si son prochain propriétaire s’occupe bien de lui, le bateau s’occupera bien du marin. »

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