Campagne de France, 4ème à la Rochelle!

56862300_2443253849076240_986127489048772608_nCampagne de France, 4ème à la Rochelle! Très belle performance de Miranda Merron, épaulée par Didier Le Vourch et Stan Thuret cette nuit à La Rochelle, terme de la seconde étape du Défi Atlantique. En terminant, à seulement une heure et 32 minutes du vainqueur Earendil à l’italien Pietro Luciani, Miranda s’octroie la 4ème place de l’étape, et pourrait, en fonction de l’heure d’arrivée de l’équipage italien d’Enel Green Power, s’adjuger la 4ème place du classement général, un jolie performance pour la dernière course du Class40 Campagne de France. « J’ai beaucoup aimé ce format de course en deux étapes, d’Ouest en Est » explique Miranda. « Campagne de France s’est très bien comporté. C’est vraiment un très bon bateau que j’aime beaucoup. On a bien navigué, toujours à fond pour essayer de revenir sur les premiers. Il s’en est fallu de peu mais nous sommes ravis de cette quatrième place… »


Le Class40 Campagne de France de Miranda Merron et Didier le Voucrch, a franchi la ligne d’arrivée de la première étape du Défi Atlantique, entre Pointe à Pître et Horta aux Açores, aujourd’hui mercredi 3 avril 2019 à 22 heures, 15 minutes et 45 secondes (heure locale). Il s’adjuge la 5ème place du classement général. Il a parcouru les 2 230 milles théoriques du parcours en 11 jours, 08 heures, 15 minutes et 45 secondes, à la moyenne de 8,17 noeuds.


Son retard sur le vainqueur Aïna Enfance et avenir (Aymeric Chapelier) est de 1 jour, 16 heure, 29 mn et 26 secondes.

Il a en réalité parcouru 1 362 milles sur le fond, à la vitesse de 10,23 noeuds.
PHOTO : Olivier Blanchet

Défi Atlantique ; une issue des plus incertaines!

A désormais 300 milles de l’arrivée, l’issue de la deuxième étape du Défi Atlantique entre Horta et La Rochelle demeure des plus incertaines. Le leader Earendil (Pietro Luciani), ne dispose que d’un modeste matelas d’avance d’une vingtaine de milles sur un groupe compact de 4 poursuivants, dans lequel figure Campagne de France et Miranda Merron.

Après un long bord tribord amure en avant d’un front dépressionnaire qui a propulsé toute la flotte des Class40 à vive allure vers le Golfe de Gascogne en trois petits jours, la situation météo se détériore avec une zone peu ventée à négocier en travers de la route. Les leaders sont les premiers à venir buter dans des vents de plus en plus faibles, et la compression se fait par l’arrière. Les écarts, déjà faibles, sont ainsi appelés à se réduire davantage, favorisant les « rattrapants ».

Miranda, épaulée par Didier Le Vourch et Stan Thuret, poursuit un duel sans merci avec l’équipage italien de Enel Green Power, la surprise de ce Défi Atlantique. Bord à bord, les deux voiliers ont en ligne de mire une place sur le podium de l’étape que se dispute tout aussi ardemment Aymeric Chappellier (Aïna Enfance et avenir) et Kito De Pavant (Made in Midi).

Avec un vent de plus en plus refusant, tournant sur l’avant du bateau, les grandes manoeuvres de virements de bord vont débuter aujourd’hui. C’est à faible allure, souvent à vue d’un concurrent à l’autre, que vont se négocier les derniers mlles de la course. Une course d’usure, terrible pour les nerfs s’engage, pour des équipages déjà fortement sollicités depuis le départ d’Horta lundi dernier par des conditions de vent soutenu et de mer formée.

Pour la dernière course du Class40 Campagne de France, Miranda fait honneur à ses couleurs, et donne le maximum pour offrir le meilleur résultat possible à ses nombreux supporters et partenaires…

PHOTOS : Pierrick Garenne – Miranda Merron

Campagne de France dans le bon wagon

56781013_2435476426520649_6696879047063896064_oCampagne de France dans le bon wagon

Miranda Merron, et son équipage constitué de Didier Le Vourch et Stan Thuret, se sont d’emblée et dès le coup de canon de départ donné hier depuis le port de Horta aux Açores, accrochés au train des leader de la course, et évolue ce soir en cinquième position, à une poignée de miles de la tête. Bien positionné sur la ligne, et disposant d’emblée d’une bonne vitesse, Campagne de France, sous grand gennaker, s’est rapidement porté aux avant postes. Le Class40 dessiné et construit par Halvard Mabire, passé le contournement des Açores, est rapidement entré dans le vif du sujet et débuté cette course contre la montre, face à la rapide progression vers l’Est d’un front dépressionnaire.
PHOTOS : Pierrick Garenne/GPO

Départ demain de Horta, direction La Rochelle, avec Stan Thuret.

Dimanche 7 avril 2019

Départ demain de Horta, direction La Rochelle, avec Stan Thuret.

56931930_2432113003523658_3611670744037064704_nC’est à 13 heures locales aux Açores, 15 heures Françaises, que sera donné devant le petit port de Horta le départ de la deuxième étape de ce Défi Atlantique. Miranda Merron et Didier Le Vourch, 5ème du classement général provisoire, reçoivent à bord de Campagne de France le très apprécié renfort du jeune navigateur cinéaste Stanislas Thuret. Marin, habitué de la Classe Mini, et qui a déjà navigué en Class40, le jeune homme prépare un long métrage d’après un scénario personnel, basé sur une histoire de mer et de marins. Il tournera son film en s’appuyant sur sa propre expérience en course lors de The Transat 2020 qu’il disputera en Class40. C’est donc un homme d’images et de mer qui vient renforcer l’équipage de Campagne de France pour les 1 300 milles de régate annoncés très ventés en direction de La Rochelle, que les premiers pourraient atteindre dès samedi prochain.

Stan Thuret :

« Je m’intéresse à cette Class40 car je prépare la Transat Anglaise. J’ai navigué sur ces bateaux en course aux Antilles et en convoyage. C’est un peu comme un gros Mini. Je pars pour 5 jours d’océanique, avec Miranda et Didier que j’ai rencontrés à Antigua. J’ai parlé de mon projet et cela les a intéressé. Je vais faire un peu d’images pour Miranda qui a un chouette projet de Vendée Globe. J’ai déjà navigué avec Samantha Davis, et j’aime bien la rigueur britannique en mer. La flotte Class40 a encore un peu un côté qui me rappelle la Mini, avec des pros, des amateurs et une super ambiance. Je suis ravi de retourner à la Rochelle, d’où j’étais parti pour ma Mini Transat. On va être au portant majoritairement. J’adorerai arriver à Horta à la voile. C’est magnifique, on y retrouve un peu de Normandie, des Alpes, de la Norvège. Mon projet cinema avance. Je suis sur deux tableaux, bateau et cinéma. Je suis aidé par l’équipe de Roland Jourdain à Concarneau. Mon scénario est ficelé et je suis dans le timing. Cette transat va m’apporter beaucoup de références visuelle que j’utiliserai pour le film. »

Défi Atlantique, dernière course du Class40 Campagne de France

Samedi 6 avril 2019

Lundi prochain 8 avril, le Class40 Campagne de France s’élancera au départ d’Horta, dans l’archipel des Açores, en direction de La Rochelle, terme de la seconde étape du Défi Atlantique, pour ce qui constituera sa dernière course sous les couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin. Une fois arrivée à bon port en fin de semaine prochaine, Miranda tournera, non sans une certaine émotion, et certainement à titre provisoire, la page de sa longue carrière à bord des monocoques de 40 pieds (12,18 m), pour ouvrir l’immense chapitre d’un projet Imoca ambitionnant une participation à la prochaine édition du Vendée Globe. Sixième, avec la complicité amicale de Didier Le Vourch du classement général provisoire du Défi Atlantique, Miranda va, comme à l’accoutumée, s’attacher à livrer une navigation sérieuse, appliquée, efficace en direction des rivages de Charente Maritime, pour profiter pleinement d’un voilier qu’elle a, depuis son lancement en 2016 appris à aimer d’une affection que le voilier dessiné et construit par son compagnon Halvard Mabire, lui a amplement rendue tout au long des quelques 35 000 milles parcourus depuis sa mise à l’eau.

35 000 milles et 4 transats.
Miranda Merron et Didier Le Vourch s’affairent sur les pontons de la marina de Horta, sur l’île Açorienne de Faial. 1 300 milles d’une navigation tonique s’avancent, à destination de La Rochelle. Des milles dont Miranda entend bien savourer chaque vague, chaque risée, à bord du plan Mabire construit à Caen en grande partie par elle même et son compagnon Halvard en 2016. Le voilier a depuis sillonné à 4 reprises, en course, l’océan Atlantique, cumulant près de 35 000 milles de navigation hauturière, dans toutes les conditions de mer et de vent imaginables. Miranda et Halvard sont tout naturellement très attachés à leur fidèle monture qu’ils se sont pourtant résolus à mettre en vente, de façon à pouvoir préparer d’optimale manière ce grand projet de Vendée Globe pour Miranda.

Retour sur 3 pleines saisons de course sur Campagne de France :
« Nous nous sommes considérablement investis dans la construction, l’entretien et la vie de ce bateau. De la conception à la mise à l’eau, c’est Halvard qui a présidé à la naissance de ce Class40, au terme d’un an d’un travail acharné. On l’a ensuite bien fait évoluer. On est tout de suite parti sur la RORC Transatlantic race entre les Canaries et la Grenade, qu’on a gagné fin 2016.
Notre transat retour début 2017 avait été terrible. Mais le bateau s’était révélé extrêmement marin, et je suis convaincue que c’est un super bateau pour faire un tour du monde. Je termine 13ème et première féminine de la dernière Route du Rhum, durant laquelle j’ai pris énormément de plaisir à bord de Campagne de France.
C’est un bateau difficile à cerner, qu’il faut apprendre ; Il est lumineux, bien pensé.. je crois qu’il a une âme. Je l’aime beaucoup. Halvard a mis du temps à l’aimer. A présent, nous savons comment le faire marcher, on l’aime et il nous le rend bien. Il est très marin, très fiable. Les marins ont des défauts! Pas les bateaux! je crois sincèrement que les bateaux ont une âme, résultant de la passion qu’on leur transmet. Suite à ce terrible convoyage de 2017, rien n’allait à bord. Un ami, un peu « druide » à ses heures, nous a confirmé que le bateau irradiait d’ondes négatives. Je ne sais pas ce qu’il a fait. Il lui a parlé, et ensuite, tout est rentré dans l’ordre. Cela parait incroyable, mais dès le convoyage suivant, tout est devenu facile, agréable. Il a sa vie propre, et parfois, sa propre volonté. Il faut lui donner les bons réglages, et il devient performant. Je crois qu’il a été un bon ambassadeur pour la Class40. Il porte un nom, Campagne de France, qui interpèle.

Je suis triste de le voir partir. J’espère qu’il sera en de bonnes mains. Si son prochain propriétaire s’occupe bien de lui, le bateau s’occupera bien du marin. »

Campagne de France 5th

Le Class40 Campagne de France de Miranda Merron et Didier le Vourch, a franchi la ligne d’arrivée de la première étape du Défi Atlantique, entre Pointe à Pître et Horta aux Açores, aujourd’hui mercredi 3 avril 2019 à 22 heures, 15 minutes et 45 secondes (heure locale). Il s’adjuge la 5ème place du classement général. Il a parcouru les 2 230 milles théoriques du parcours en 11 jours, 08 heures, 15 minutes et 45 secondes, à la moyenne de 8,17 noeuds.
Son retard sur le vainqueur Team Aïna 151 (Aymeric Chapelier) est de 1 jour, 16 heures, 29 minutes et 26 secondes.

Defi Atlantique: Jour 10

Voci la raison pour laquelle la vitesse ne semblait pas bonne…

Nous venons de passer la barre des 100 mlles. Arrivée nocturnerope removed from keel

Defi Atlantique: Jour 8

Screenshot 2019-04-01 at 12.38.51La pétole d’hier nous a gardé bien longtemps. Enfin libérés, nous faisons le grand detour au près. Heureusement que je sais que Horta vaut le coup.
Le vent dans la nuit noire va de 10 noeuds à 24 noeuds…

A part ça, avec tous les sargasses qu’on a récolté et stocké à bord, nous avons fait notre propre distillerie et sommes en train de créér un nouveau spiritueux.

Campagne de France

37 09 N 37 16 W

Defi Atlantique: Jour 6

DidierCa mollit de plus en plus. Très peu de sargasses maintenant, mais on commence à voir des « Portugues men of war » (j’ai oublié le mot en français). Des voiles poupres à la dérive sur la mer. Il y en un qui a atterri sur le pont hier quand il y avait encore assez de vent pour avoir de l’eau sur le pont.
Ca va etre sympa d’avoir des tentacules de méduse décorer le bateau quand on sera au près (dans un avenir lointain probablement – pétole d’abord)!

Campagne de France

34 44 N 41 36 W

Defi Atlantique: Jour 4

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Campagne de France aux avant postes

Miranda Merron et Didier Le Vourch pointent toujours, au 4ème jour de course, aux avant-potes du Défi Atlantique, Transat en double et en équipage qui relie la Guadeloupe à La Rochelle, via une neutralisation aux Açores.

Optant très tôt pour une route plus est dans le contournement de l’anticyclone, Campagne de France s’est glissé dans le sud des leaders et occupe ce matin la 4ème place, à 55 milles de la tête monopolysée par Aymeric Chappellier sur Aïna Enfance et avenir.

Les Class40 naviguent aux allures portantes, à des vitesses élevées et en terminent aujourd’hui avec une route très nord destinée à leur permettre d’éviter les calmes du centre des hautes pressions en stagnation dans l’ouest des Açores. Ils vont progressivement faire route directe vers l’archipel dans un vent de Sud oscillant entre 16 et 20 noeuds. La mer est formée et semée de vastes zones de sargasses, ces végétaux très handicapant pour la progression des bateaux, ainsi qu’en témoigne Miranda. L’arrivée sur les Açores, le week-end prochain, s’annonce musclée, avec une dépression en voie de renforcement au nord de l’archipel.

« Pendant la nuit, un poisson volant a atterri avec précision dans l’ouverture due l’évacuation du cockpit. Malgré les efforts de l’équipage de le sortir vers la mer avec des seaux d’eau, le poisson n’a pas survecu au drame. Il a été récupéré plus tard et rendu à la chaine alimentaire de l’Atlantique.

Nombreuses iles de sargasses de tailles impressionnantes se trouvent dans cette partie du monde. Belles mais traitres, les sargasses incassables s’enroulent autour des bords d’attaque des appendices, ralentissant le bateau, qui lui-même est entièrement décoré par ces algues qui sont déposées sur le pont par les vagues. L’équipage est régulièrement emmené à ralentir le bateau pour s’en débarrasser. »
Miranda.

PS. Tandis que Miranda navigue, Halvard Mabire est à Caen aux petits soins pour le voilier Imoca en préparation pour le Vendée Globe de Miranda.