Avarie Campaggne de France

Most du large… la déception d’Halvard et Miranda… « Hier à 13h01 Campagne de France a subi une avarie qui nous oblige à faire route vers la terre, et uniquement babord amure de surcroit.

Suite à une sortie de Manche correctement négociée et après le passage du front, assez violent, au nord du Golfe de Gascogne où nous avions pu nous positionner exactement où nous souhaitions, nous pouvions enfin lâcher les chevaux et commencer à débouler plein pot vers le Sud, avec des bons espoirs de nous repositionner bien sur la flotte avec un petit avantage sous le vent.

Malheureusement, à 13h01 précisément, Campagne de France est parti brutalement au lof, sans explication à première vue, alors que j’avais passé la barre au pilote et que nous surfions entre 15 et 20 noeuds. Les conditions étaient presque idéales, à part une mer encore très désordnnée et brutales, mais le vent de Nord ouest souflait entre 22 et 28 noeuds solides, avec tout de même des grains violents montant jusqu’à 38 noeuds. Idéal pour tailler de la route à fond la caisse, et dans la bonne direction de surcroit…

Alors qu’habituellement nous ramenons le bateau assez facilement dans ce genre de situation, cette fois ci il ne répondait pas. Et pour cause : le safran babord était en vrac, ferrure haute arrachée. Retenu par la ferrure basse il était fou, se mettait en travers et tapait sur la coque. A force de battre le spi a fin par exploser, mais quand nous avons voulu ramener les morceaux en chaussettant le cable du guindant du spi s’est enroulé autour de l’étai et du genois, bloquant le seau de la chaussette à mi-hauteur et les lambeaux battant furieusement en dessous. Après plus d’une heure de lutte, quelques chalutages et pas mal de vrac en tout sens, nous avons finalement réussi à tout descendre péniblement et enfin nous occuper du safran, que nous avions tout de même sécurisé tant bien que mal avec quelques bouts.

Dans des conditions de mer dantesques et sous les grains, nous avons fini par arriver à le démonter et à le ramener à bord. Le bateau redevait donc manoeuvrant, mais nous ne pouvions plus naviguer que babord amure.

Le port le plus proche étant Brest, nous sommes partis presque plein nord afin d’être sûr de toucher la terre en restant babord amure, même en cas de refus.

Ce retour est assez lamentable et à un gout de double punition. La frustration de ne plus jouer dans une course intéressante se cumule avec un retour au près, dans des conditions très dures, avec une mer abrute et des grains d’une rare violence (usqu’à 46 noeuds enregistrés). Deux ris et tourmentin, c’est ce qui s’appelle rentrer la queue basse.

Pour l’instant on ramène le bateau en lieu sûr et ensuite on avise.Maintenant que nous avons remis un peu d’ordre et que nous faisons route en sécurité vers la pointe Bretagne, nous commençons à mieux entrevoir le bilan de la casse et nous essayons d’en connaître les causes.
Il est difficile de savoir si la ferrure du safran s’est arrachée parce que nous sommes partis en vrac et que dans ce cas le bateau a pu retomber sur le safran et provoquer une contrainte incroyable (car nos safrans sont éprouvés par plus de 20.000 milles de navigation et un système analogue équipe presque tous les Mach). Ou bien à l’inverse le système de barre a lâché, ce qui a entrainé le départ au lof. Nous avons aussi constaté qu’une barre de liaison du système de barre est défectueuse (embout arraché), ce qui pourrait aussi être l’origine de la sortie de route.
En tous cas le bilan est lourd
– Ferrure haute de safran arrachée et complètement tordue. impossible à premère vue de la réparer facilement
– Ferrure basse non arrachée, mais elle s’est décollée du safran et les vis de fixation de celle-ci on abîmé le composite du safran, comme pour la ferrure haute. Donc du tavail de composite dur le safran quoiqu’il arrive;
– Fens de safran très abîmé, donc comme s’il n’y en avait pas assez à faire ci-dessus ça en rajoute.
– barre de liaison à réparer
– quelques pièces mécaniques manquantes car au moment du démontage dans la mer déchaînée, c’est pas facile de tout garder à bord quand il y a la mer qui veut sa part du gâteau
– spi médium irréparable; Paix à son âme et merci pour les bons services rendus.
– il faudrait inspecter la coque, mais à priori il ne peut y avoir au pire que des impacts sur la peau extérieure.

En attendant la remontée est pénible. »

AVARIE SUR CAMPAGNE DE FRANCE

Halvard Mabire a joint peu après 15 heures aujourd’hui Sylvie Viant et la Direction de course de la Transat Jacques Vabre. Il l’a informé d’une avarie sérieuse survenue peu après 13 heures sur le Class40 Campagne de France. La ferrure haute qui maintient le safran bâbord a cédé, provoquant un brutal départ « au tas « du bateau. 5ème de la Class40, Campagne de France naviguait alors sous deux ris et spi de capelage, à très haute vitesse, plus de 18 noeuds. Les conditions étaient toujours très soutenues, avec plus de 20 noeuds de vent de secteur nord ouest, et des rafales à 30 noeuds sur une mer très hachée. Halvard Mabire et Miranda Merron ont lutté plus de deux heures pour remettre le bateau en état et constater les dégâts. Cette avarie les prive du safran au vent, rendant le bateau ingouvernable. La réparation ne peut se faire qu’à l’abri d’un port et le duo de skipper de Campagne de France va devoir rallier un abri, quelque part en Espagne probablement. Halvard et Miranda devraient dans les toutes prochaines heures décider de leur destination.

Tout le monde sur l’eau.

23172591_1678864302181869_4093637338074926611_nTout le monde sur l’eau.

En ce mois de novembre, il semblerait que toute la voile océanique Française, mais aussi internationale, se soit donnée rendez vous en Atlantique. Jugez plutôt : 81 petits Minis sont engagés sur la 2e étape de la Mini-Transat La Boulangère (Canaries-Martinique), dont le départ a été donné le 1er novembre. 38 bateaux, répertoriés en catégorie de classe , Ultime, Imocas, Multi 50 et Class40 partiront dimanche dans le cadre de la 13ème édition de la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia. Ce même dimanche 5 novembre, 7 gros voiliers de type VOR 65, maniés par des équipages professionnels, s’élancent sur la 2e étape de la Volvo Ocean Race entre Lisbonne et Le Cap. Par ailleurs, trois magnifiques projets de records autour du monde ont fort logiquement choisi de profiter de la belle fenêtre météo qui se met en place au large de la Bretagne : le maxi trimaran MACIF de François Gabart part en solitaire dans le sens ouest-est, Actual (Yves Le Blévec) en solitaire également mais « à l’envers », dans le sens est- ouest, et Spindrift (Yann Guichard) en équipage sur le Trophée Jules Verne. Au total, pas moins de 129 voiliers de course, du plu petit, le Mini 6,50, aux géants ultimes de plus de 30 mètres, vont sillonner l’océan Atlantique à compter de demain.

Heureux qui comme…

M&H BW

Heureux qui comme…

…Halvard Mabire et Miranda Merron vont faire un beau voyage ; le duo, à la ville comme en mer, du Class40 Campagne de France attend sans impatience palpable, dans la sérénité qui sied aux grands bourlingueurs d’océans, le départ d’une nouvelle Transat Jacques Vabre à écrire dans le grand livre des aventures maritimes ouvert par Halvard voici déjà plus de 40 ans. Et curieusement, Salvador de Bahia et le Brésil ne figurent pas au registre des souvenirs du marin de Barneville-Carteret. « Cette transat revêt donc une saveur particulière pour moi » avoue-t’il. « Je pars pour découvrir, à défaut d’un nouveau parcours, une nouvelle destination. On oublie souvent que la voile, avant de devenir un support sportif, était un moyen de relier les hommes… »

9ème en 2013…

« Je garde le souvenir d’un affreux pot au noir lors de notre précédente Transat Jacques Vabre, disputée en 2013 à bord de notre ancien Campagne de France (N°101). Nous avions terminé 9ème, après près de 23 jours de navigation pour rejoindre Itajai, au sud du Brésil. » se remémore Miranda. « Cette traversée de la Zone de Convergence Intertropicale avait véritablement décidé de l’issue de la course. C’est là que Yannick Bestaven avait creusé un écart définitif. Nous avions aussi déchiré une importante voile d’avant, qui nous avait complètement pénalisé sur le dernier tiers du parcours. »

Une Class40 très ouverte

Une course assez frustrante au demeurant ; « Nous avions plutôt l’habitude de suivre ce parcours jusqu’à Cape Town lors des tours du monde » renchérit Halvard. « En 2013, il avait fallu interrompre notre course poursuite en baie de Rio. Cette course n’est jamais écrite à l’avance. Le pot au noir mais aussi la nature des alizés Cap Verdiens puis de sud est, décide de l’issue de la course en fonction de leur force et de leur orientation. En 2013, ces vents portants favorisaient les voiliers performants aux allures travers au vent, en soufflant de manière plutôt tonique. Mais rien ne dit que ce sont là les types de conditions que nous trouverons cette année. La course demeure donc ouverte, avec à mon sens pas loin de 10 bateaux en mesure de l’emporter. »

« J’ai passé l’âge d’avoir de l’appréhension au départ. » sourit Halvard. « Nous avons effectué plus de 20 000 milles avec notre bateau, et nous sommes en pleine confiance avec ce nouveau Campagne de France très polyvalent. Les décisions en Class40 se font dans la capacité des marins à pousser très loin les bateaux, à tirer très fort sur leurs machines, au détriment parfois du plus élémentaire sens marin. Il n’est pas toujours agréable de faire souffrir longtemps nos bateaux. La victoire est pourtant à ce prix dans notre classe. La nouvelle génération de coureurs a le pied lourd (Rires!) »

La force d’un couple… et le Rhum en tête !

« Nous nous connaissons bien depuis toutes ces années où nous naviguons ensemble » explique Miranda. « C‘est une force. Mais le niveau de la flotte, tant côté marins que bateaux, a énormément progressé. Il reste peu de places pour ce qu’on appelle « les jolis coups techniques » qui font la différence. Ce sera ma 5ème participation et cette course me tient à coeur. Mais pour être honnête, c’est déjà la Route du Rhum, que je disputerai en solo l’an prochain à bord de notre cher Campagne de France, que j’ai à l’esprit. Je compte beaucoup sur cette transat pour progresser toujours et encore dans la connaissance du bateau, et pour m’approprier les domaines qui jusqu’alors étaient surtout l’apanage d’Halvard, dans le réglage des pilotes automatiques par exemple… »

Class40 Campagne de France : plan Mabire /Nivelt 2016

Champion du RORC 2017 catégorie Class40 – Double vainqueur de la Transat Québec Saint Malo 2008 et 2012

Halvard Mabire : 61 ans, 2ème participation

Miranda Merron, 48 ans, 5ème participation

Actuellement 2ème du classement 2017 des Class40 derrière Imerys (Phil Sharp)

Photos : Jérôme Bergot – Jean Marie Liot

Campagne de France, champion 2017 du RORC catégorie Class40

Campagne De France, Class40. Sail Number FRA147. Class C40, Sailed By Miranda Merron.

Campagne de France, champion 2017 du Royal Ocean Racing Club catégorie Class40

Le très célèbre et très sélect Royal Ocean Racing Club célèbre en cette fin d’année ses champions 2017. C’est le voilier Campagne de France d’Halvard Mabire et Miranda Merron qui remporte cette année le titre en catégorie Class40.
10 courses figuraient au programme de la saison, avec notamment la Caribbean 600 mais aussi la course Cowes-Dinard ou la célébrissime Fastnet Race. Halvard et Miranda, forts de leurs bons résultats lors de 5 de ces événements, s’adjugent le titre, devant les Britanniques Peter Harding (Phor-Ty) et Austen Clark (Arwen). 26 Class40, dont 13 français, ont cette année participé à ce championnat très international. Ce titre récompense l’assiduité déployée tout au long de l’année par Halvard et Miranda, partis dès décembre 2016 naviguer aux Antilles, s’adjugeant au passage la victoire dans la RORC Transatlantic race. On retiendra également cette très belle troisième place dans la Fastnet race, qui réunissait cette année pas moins de 24 Class40! Campagne de France succède à Concise 2 de Tony Lawson.

« Je suis naturellement ravie de ce titre » souligne Miranda, sociétaire du RORC. « Les courses du RORC sont formidablement organisées, tant à terre que sur mer, et toujours pour un coût très abordable. C’est toujours un grand plaisir d’y participer. Ces épreuves attirent énormément de coureurs, y compris dans notre class de monocoques de 40 pieds. Les français ne s’y trompent pas, qui viennent de plus en plus nombreux sur ces épreuves en Manche ou en Atlantique. Nous avons énormément navigué cette année, avec plus de 20 000 milles au compteur, dont la majeure partie en compétition. Nous sommes fiers d’offrir ce succès à notre partenaire Campagne de France. Un grand merci à Ronan de Kersauson, Jean-François Guillou et Rémi Aubrun, qui ont courru avec nous sur Campagne de France dans les courses RORC cette année. Notre victoire en Class40 dans le championnat RORC 2017 est une victoire d’équipe, et nous espérons les revoir à bord bientôt! Merci également à Hervé Jacqueline qui a courru sur Campagne de France à Grenada Sailing Week en début d’année. »
La remise des Prix se déroulera à Londres le 18 novembre prochain.

Le Royal Ocean Racing Club, connu sous l’acronyme RORC, est un club nautique britannique fondé en 1925. Le RORC est l’un des principaux organisateurs de courses au large du Royaume-Uni, dont la célèbre course du Fasnet ou l’Admiral’s Cup. Il est à l’origine de jauges de course au large, la jauge du RORC en 1925, de la jauge IOR en 1971 en collaboration avec le Cruising Club of America (CCA), du Channel Handicap System en 1983 avec l’Union nationale pour la course au large, qui a évolué en jauge IRC. Le siège du club, réputé pour son club-house, se situe à Londres, place St. James.

Halvard et Miranda pour une troisième transat cette année…

22548818_1655738347827798_361279891023349693_oHalvard et Miranda pour une troisième transat cette année…

Le navigateur Normand Halvard Mabire et sa compagne Britannique Miranda Merron, tous deux skippers du Class40 Campagne de France, s’élanceront pour la troisième fois en moins d’un an à l’assaut de l’Atlantique, à l’occasion de la 13ème édition de la Transat Jacques Vabre entre Le Havre et Salvador de Bahia (départ dimanche 5 novembre). On se souvient en effet que le monocoque vert aux couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin avait victorieusement pris part à la RORC Transatlantic race en décembre 2016. Après une belle campagne Antillaise, Halvard et Miranda avaient en double traversé l’Atlantique d’ouest en est pour regagner au printemps dernier leur base Cherbourgeoise. La Transat Jacques Vabre, qu’Halvard et Miranda ont déjà disputé en 2013, constituera ainsi, en moins de 12 mois, la troisième traversée de l’Océan pour l’infatigable duo de skipper de Campagne de France.
Un Campagne de France éprouvé !
« Avec plus de 20 000 milles au compteur, nous connaissons désormais notre voilier sur le bout des doigts » s‘amuse Halvard Mabire. « Nous avons pu, ces derniers mois, à doses homéopathiques très ciblées, constamment améliorer une plateforme bien née, solide, qui a encaissé sans broncher les terribles coups de boutoirs de l’Océan, notamment lors de notre transat retour vers l’Europe au printemps dernier. Nous avons agi sur le positionnement de la quille, et renforcé le pied de mât. Campagne de France prendra ainsi le départ du Havre au meilleur de sa forme, avec un jeu de voiles performants signé All Purpose. »

Batailler aux avant-postes !
« Nous ne nous fixons aucun objectif précis, tant la Class des monocoques de 40 pieds bouillonne de talents et de bateaux performants. Jouer avec les meilleurs nous semble une ambition raisonnable. Le parcours va favoriser les carènes puissantes aux allures travers au vent, qui n’est pas forcément notre point fort. Nous avons d’autres atouts, à commencer par notre complémentarité, notre complicité à terre comme sur l’eau qui rend toute transat plus facile et agréable. La Transat Jacques Vabre est un rendez-vous majeur pour la Classe dont je suis le Président. Les Class40 apporte internationalisation, avec 6 nationalités représentées, et mixité, avec deux duos féminins. La quantité, 16 équipages, et la qualité sont au rendez vous, et la bagarre s’annonce rude et serrée tout au long des 4 350 milles du parcours. »

Campagne de France fignole à Cherbourg les derniers préparatifs avant de rallier le Havre le 25 octobre prochain.

Certainly green!

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Halvard Mabire, le voyageur du temps

unnamedLe navigateur Normand Halvard Mabire s’apprête à effectuer un colossal bond dans le temps, un siècle à la vérité, en posant son sac de marin à bord de la somptueuse goélette auriqueMariette of 1915. Ce chef d’oeuvre du Maitre ès goélette, l’américain Nathanael Greene Herreshoff fête cette année son centenaire, et comme pour démontrer qu’il n’a rien perdu ni de sa splendeur ni de sa vélocité d’antan, le vénérable yacht classique prendra le 29 juin prochain à Newport, Rhodes Island, le départ de « The transatlantic race », parmi une soixantaine de yachts de tradition ou modernes, pour rallier le cap Lizard à la pointe occidentale de la Cornouaille anglaise. Harvard, ami de longue date du skipper du bateau, l’anglais Charles Wroe, s’est vu chargé de la navigation. Il opérera ainsi hors quart au sein d’un équipage de 16 marins expérimentés. Une expérience nouvelle, unique, en parfaite harmonie avec la sensibilité maritime du skipper de Campagne de France

« C’est une expérience exceptionnelle, à bord d’un voilier d’exception. » Halvard Mabire, riche d’un vécu maritime de plusieurs décennies, ne cache pas son bonheur de vivre une nouvelle et singulière transat en ce début d’été, sur le parcours d’Atlantique Nord entre Newport et le cap Lizard. Amateur de belles coques et de tout ce qui navigue proprement sur l’eau, le marin de Barneville-Carteret va durant près de deux semaines, partager la vie de l’un des trésors du patrimoine maritime mondiale. La goélette aurique Mariette of 1915, reconnaissable à la couleur bleue nuit de sa coque en acier, fut lancée en 1915 aux Etats Unis, fruit de la géniale imagination du « sorcier de Bristol », Rhodes island. Architecte et ingénieur de légende, Herreshoff a révolutionné la conception des yachts, et a conçu et produit une succession de voiliers invaincus à la Coupe de l’America entre 1893 et 1920. Mariette et ses 42 mètres d’indémodable élégance a subi de nombreuses rénovations ces dernières années, et se présente au départ de « The Transatlantic race » dans un état de conservation remarquable.

Halvard Mabire va ainsi présider à la bonne définition de la trajectoire du bateau entre Amérique et Grande Bretagne. Une pause appréciée à sa juste valeur dans l’intense implication du skipper de Campagne de France dans la construction chez Shoreteam à Caen, en compagnie de Miranda Merron, d’un nouveau Class40 à sa signature.

 

Photos : Miranda Merron, Aquarelle de Philippe GavinNav station MarietteAquarelle Philippe Gavin

 

 

Halvard meets Mariette

Un nouveau Class40 pour Halvard Mabire et Miranda Merron

Heula new boat buildLe Normand Halvard Mabire et la Britannique Miranda Merron, le duo de skipper de Campagne de France (la marque des Maitres Laitiers du Cotentin), travaillent depuis leur retour de la Route du Rhum sur le projet de la construction d’un nouveau monocoque de la Class40.
Dans l’idée de réaliser ce nouveau Class40 essentiellement en Normandie, un rapprochement s’est  opéré entre MORA – Marine Consulting, la structure d’Halvard à Barneville Carteret, et le chantier Shoreteam à Caen.
Shoreteam, spécialisé dans la réalisation de grosses pièces en composite, s’est donc  tout naturellement vu confier la réalisation des outillages qui serviront à la construction du futur Class40.

Un Plan Mabire-Nivelt
Pour la réalisation des outillages, l’équipe de Shoreteam, sous la direction de Arnaud Lample et Benoit Cousin, doit au préalable réaliser des préformes du futur bateau à l’échelle 1. Une fois ces « maquettes » terminées, il sera ensuite possible d’attaquer la construction des moules dans lesquels pourront être réalisés ensuite la coque et le pont du futur Campagne de France.

Pour le dessin de ce nouveau Class40, Halvard Mabire s’est associé à l’Architecte Bernard Nivelt avec qui il avait déjà collaboré lorsqu’il avait construit son 60’ IMOCA « Ville de Cherbourg », voilier qui avait marqué son époque en signant de nombreuses victoires (Course de l’Europe, Transat en double…).

Une gageure


« C’est une véritable gageure dans laquelle nous nous lançons » précise Halvard. « Notre idée est de concevoir et construire un nouveau voilier, et si possible d’en réaliser la plus grande partie en Normandie, en nous appuyant sur le savoir faire et les compétences disponibles dans notre Région. Ce n’est certes pas le choix le plus simple car nous partons sur un tout nouveau bateau. Une des options possible pour ce nouveau voilier aurait pu être tout simplement d’aller commander à l’extérieur un « copié/collé » de ce qui marche, mais nous pensons que beaucoup d’expériences et de compétences sont disponibles ici en Normandie, à portée de main. Si nous pouvons modestement contribuer à travers notre projet à les mettre en valeur, c’est une démarche qui cadre en tous points avec ma philosophie et celle de mes partenaires de Campagne de France. »
Le fruit de nos expériences


« Notre Class40, signé Mabire-Nivelt, ne peut se prétendre révolutionnaire, étant donné que la Class40 est une classe qui arrive à un certain degré de maturité, ce qui a pour conséquence que les bateaux se ressemblent de plus en plus. Dans ce contexte, les détails prennent toute leur importance et avec Miranda, qui a terminé à une superbe 6ème place de la Route du Rhum à bord de notre Pogo S-2 Campagne de France, nous comptons bien nous servir de toute l’expérience accumulée au fil des ans pour que ce bateau soit parfaitement optimisé et bien adapté à notre façon de naviguer.
Dans son dessin de carène, comme dans son plan de pont et ses aménagements, ce bateau sera le résultat de nos observations combinées durant près de 40 000 milles de navigation en Class40 autour de la planète. »

« Aussi, grâce à nos partenaires fidèles, c’est la première fois dans ma longue carrière que j’ai la chance de pouvoir mener un projet en partant de zéro. Concevoir, construire et mettre au point un bateau en partant de la feuille blanche, et ensuite naviguer à bord est une aventure périlleuse mais intense.  C’est évidemment une responsabilité énorme, mais le vrai sens de la vie n’est-il pas d’assumer ses choix ? Au moins, si cela ne marche pas comme je l’entends, je n’aurais pas à aller loin pour savoir de qui vient le problème. Il est ainsi important de se donner le délai nécessaire à la réflexion pour limiter les erreurs de choix . Il est aussi capital que la phase de construction se fasse sereinement et non pas dans l’urgence. C’est pourquoi nous nous donnons tout le temps nécessaire à ce projet en cette année 2015 pour ne brûler aucune étape. »
C’est donc une année de labeur qui attend Halvard et Miranda. La mise à l’eau du nouveau voilier n’interviendra qu’au cours du troisième trimestre. Il sera alors temps de décider d’une éventuelle participation à la Transat Jacques Vabre. D’ici là, Halvard et Miranda étudient toutes les possibilités de naviguer en course lors des rendez vous de la Class40, ou toute autre opportunité qui leur permettrait de régater à haut niveau.

Dessins courtesy HEULA !

Miranda Merron nominée aux prestigieux Yachtsman of the Year Awards Britanniques

dateline 13/1/2015 Trinity House London. boats.com YJA Yachtsman of the Year Awards. Miranda Merron from Hamble, runner-up for the 2014 boats.com YJA Yachtsman  of the Year Award, with Bob Fisher, Chairman of the Yachting Journalists' Association, who presented the award at a gala luncheon at Trinity House today.La skipper de Campagne de France Miranda Merron figure dans le trio final nominé pour le prestigieux Trophée de Yachtsman of the Year décerné par l’YJA, la Yachting Journalist Association, aux côtés, excusez du peu, de Sir Robin Knox-Johnston et Giles Scott, double vainqueur des championnats du Monde de Finn.

C’est donc Sir Robin qui s’est vu décerné le Trophée pour la seconde fois de sa carrière, lors d’un déjeuner de gala organisé au Trinity House de Londres, en présence de toute la presse nautique Britannique.

C’est un jury de journalistes spécialisés qui élit chaque année le marin de l’année en Grande Bretagne. Miranda était nominée pour sa superbe 6ème place dans la Route du Rhum, première femme en catégorie Class40.

Le Yachtsman of the Year Award a été créé en 1955 par Sir Max Aitken, pilote de la bataille d’Angleterre. On reconnait parmi les précédents lauréats Sir Robin Know Johnston, Dame Ellen MacArthur et le quadruple médaillé Olympique Ben Ainslie.

Source : Denis Van Den Brink

Photo Barry Pickthall/PPL : Miranda aux côtés de Bob Fisher, Chairman of the Yachting Journalists’ Association