Les maux d’Halvard…

Les maux d’Halvard…
« Voici donc Colombre XL avec Halvard en route vers Lorient, après bien peu d’heures de course. On ne s’y attendait pas tellement à celle là! Moi le premier.

Aucune avarie majeure sur le bateau et skipper en forme.
Alors pourquoi faire demi-tour?
La réponse est simple, implacable et lapidaire : manque de préparation!

Bien que le skipper et le Class40 Colombre XL, qui n’est autre que l’ancien Campagne de France, aient parcouru plus de 70.000 milles ensemble avant la vente de ce bateau survenue en 2015, ce n’est pas suffisant pour aborder sereinement une Route du Rhum, surtout pour une édition assez musclée comme celle de cette année.

Plusieurs facteurs sont intervenus entraînant ce manque de préparation et il n’y a aucune excuse à y trouver. Mais néanmoins c’est une preuve supplémentaire qu’une transat en solitaire est une entreprise sérieuse, qui demande un engagement total. L’expérience de qui que ce soit, même si elle est conséquente, ne saurait remplacer les heures de travail et de navigation indispensables à consacrer pleinement à la monture avec laquelle on s’engage dans cette aventure. Cette expérience intervient justement au moment oü l’on prend pleinement conscience que l’on ne peut pas raisonnablement poursuivre l’aventure sans la transformer en galère, ni même sans prendre un certain nombre de risques pour le bateau ou le skipper.

En plus, lorsque l’on a entre les mains un bateau confié, on se doit de le restituer au propriétaire en parfait état, à défaut d’avoir les moyens d’assumer des réparations ou des dégâts pouvant survenir, il est plus important de se laisser guider par la raison que par la force de l’inconscience, qui pourtant permet parfois, je le reconnais, de réaliser des prouesses ou des miracles… si ça passe.

Dès nos retrouvailles avec l’ancien Campagne de France j’ai eu le plaisir de retrouver immédiatement mes marques et les habitudes accumulées au cours d’un demi tour du monde et de nombreuses transats ou autres épreuves en compagnie de Miranda Merron (qui avait fini 6ème à la dernière Rote du Rhum sur ce même bateau).

Mais j’ai aussi malheureusement constaté que le bateau n’était plus dans l’état oü nous l’avions laissé 3 ans auparavant, par manque de maintenance, soins et remplacements courants des pièces demandant à l’être.

Beaucoup de temps et d’énergie qui auraient pu être consacrés à la préparation pure de la course ont ainsi été dédiés à de la remise en état ou à de la maintenace courante. Nous avons cependant pu faire quelques améliorations ou remise à niveau, suggérées de longue date aux anciens propriétaires, mais qui avaient éte repoussées « à plus tard », par manque de budget ou surtout par mauvaises approche des priorités.

Néanmons nous avons pu doter le bateau d’une nouvelle paire de safrans, ce qui est un apport de performance et de tenue de route énorme, et de quelques voiles neuves (GV, Gennaker,Spi médium) et aussi de quelques bonnes voiles de deuxième main du FRA101 et du FRA 147 (petit gennaker, Spi maxi).

Par contre, hélas, la trinquette d’origine du bateau, en TRILAM, légère, efficace et très manipulable avait été remplacée par souci d’économie par les anciens propriétaire par une trinquette en gros tissu polyester, certes indestructible, mais totalement inmaniable, volumineuse et très lourde. J’avais sous estimé à quelle point cette voile allait m’épuiser, étant donné qu’elle est autant manipulable que de la tôle ondulée et qu’il est pourtant indispensable de l’enlever pour passer au tourmentin tellement elle prend de volume sur le pont une fois affalée. En plus elle est dotée de mousquetons textiles bien peu pratiques et cela est tés difficile et long de la mettre à poste ou de l’enlever et c’est autant de temps passé sur la plage avant, l’endroit le plus exposé et le plus dangereux du bateau. C’était donc une erreur que de penser que « ça allait le faire », d’autant plus que maintenant nous sommes habitués depuis quelques années au confort des trinquettes enroulables sur ho
ok (système d’accroche de la voile sur le mât) et qu’il est bien difficile de revenir à l’ancien temps, quand il était indispensable « d’en chier » pour la moindre manoeuvre.

J’ai découvert aussi au fil des milles plein de petites déconvenues, dont aucune ne pouvait mettre en péril la sécurité du navire, mais dont la somme allait vite transformer cette traversée en galère totale. Ainsi, une petite voie d’eau d’origine inconnue dans le compartiment arrière m’obligeait à y passer des séjours fréquents avec éponge et seau et surtout les pilotes automatiques se trouvant dans ce compartiment il était à craindre que tôt ou tard je perde ces indispensables compagnons du navigateur solitaire. Certains détails aussi de gréement courant ou d’accastillage ont été changé depuis l’origine et pas pour le mieux.
Bref un ensemble de petits soucis dont il est indispensable de se passer pour pouvoir naviguer sereinement.

Un autre élément n’est pas négligeable dans ma décision de faire demi-tour, c’est aussi le fait de courir sans paretenaire. Certes, cela offre une liberté totale, mais cette liberté a tout de même un prix. Mes moyens limités m’interdisent la moinre casse ou prise de risques.

L’absence de partenaire s’explique pour plusieurs raisons, en plus du fait que je suis spécialement peu doué pour ce genre de démarches . D’une part nous avons la chance avec Miranda Merron de porter les couleurs de Campagne de France et moralement je me vois difficilement représenter, même ponctuellement d’autre marque ; et d’autre part, étant sur la liste d’attente des inscrits à la Route du Rhum, ma participation a été incertaine jusqu’en septembre et je ne me voyais donc pas démarcher qui que ce soit sans avoir l’assurance d’être sur la ligne de départ. Ensuite, une fois la certitude de pouvoir courir étant enfin arrivé, le temps imparti à cette recherche de partenaire était inexistant, la priorité étant de me consacrer au bateau, entre autres, car la préparation de Campagne de France pour Miranda et ma tâche de Président de la Class40 sont aussi assez chronophages.

Voici donc pourquoi, la mort dans l’âme et plein d’amertume, j’ai pris la douloureuse (mais j’espèree sage) décision de faire demi tour et de renoncer à cette Route du Rhum, course qui a pourtant ponctué pour le meilleur comme pour le pire ma vie de Coureur du Large.

Puisse cet exemple être médité par tous ceux qui veulent se lancer dans une telle aventure. Modestement je n’ai nullement l’intention de faire la moindre recommandation, mais humblement je reconnais que je n’ai pas assez travaillé pour mériter mon Ti punch à l’arrivée et je ne saurais que répéter que la sueur et la rigueur de la préparation et de l’entraînement épargne les larmes de la déception de l’aventure avortée.

A la prochaine

Colombre XL, en route vers Lorient, terminus des prétentieux.

Halvard jette l’éponge

Halvard jette l’éponge. Empoisonné par mille et un soucis techniques, certes minimes, mais jamais innocents quand on a 3 500 milles à parcourir, avec une nouvelle dépression très virulente en approche, Halvard Mabire a décidé de stopper son aventure dans la Route du Rhum et de rentrer à Lorient. Halvard disputait l’épreuve à la barre de ColombreXL, l’ancien Pogo 40 S2 Campagne de France lancé en 2011.

Chaleur retrouvée, alizés au rendez-vous, et un Atlantique à traverser.

Chaleur retrouvée, alizés au rendez-vous, et un Atlantique à traverser. Voilà en résumé la situation de Campagne de France après 9 jours d’une course pleine de rebondissements et de contrastes.

Désormais 12ème sur 53 Class40 au départ, sous la menace de Loic Féquet mais aussi en mesure de chipper une place à l’américain Michael Hennessy bloqué en son nord par l’anticyclone des Açores, Miranda est totalement accaparée par la bonne marche de son bateau, et par cet objectif entêtant, rejoindre Pointe à Pitre.

A 200 milles dans l’ouest des Canaries, elle a remarquablement anticipé l’étalement des zones de hautes pressions depuis l’archipel Açorien, et profite désormais de vents portants soutenus pour faire route à bonne allure vers les Antilles. Un nouvel empannage, virement de bord au vent arrière est à venir, pour rester dans le bon filon de vent.

A bord, le linge commence à sécher, et le chocolat à fondre. A plus de 1 500 km dans son nord, Halvard est en approche du Cap Finisterre, toujours aux prises avec ces dépressions automnales qui bousculent le golfe de Gascogne.

Miranda/ Campagne de France

Journée couture sur Campagne de France

Journée couture sur Campagne de France

La trajectoire peu rectiligne observée sur Campagne de France ces dernières heures traduit l’intense activité de réparation de la grand voile soutenue par Miranda durant une bonne partie de la journée d’hier. Miranda naviguait depuis mardi avec sa grand voile bloquée au niveau du troisième ris. Autant dire que le voilier ne disposait pour seule force propulsive, que sa voile d’avant et un mouchoir de poche en lieu de grand voile.

Avec la météo plus clémente, mais sur une mer toujours cassante, Miranda s’est attelée à recoudre et repatcher les tissus déchirés de sa voile, ainsi qu’elle le raconte la nuit dernière : « Toujours au près mais dans des conditions assez sympas après ces derniers jours. La vitesse n’est pas super mais c’est parce que je suis en train de réparer la grand voile maintenant que le vent a molli. Je n’ai pas pu envoyer au delà du 3ème ris depuis la deuxième nuit de course, c’est à dire une toute petite surface. Il y avait une molle quand j’ai commencé, mais le vent est monté et ça tape trop. Je reprendrai plus tard. »

« Soirée réparation de Grand Voiles terminée (à vérifier de jour quand même!). Ce n’est pas comme si j’avais prévu d’aller au pub avec des amis ce samedi soir. Un grand merci à Team Arkema/ Lalou pour le kit de colles diverses, et à Jeff qui m’à expliqué comment m’en servir. Maintenant j’ai juste besoin que le vent se mette à la direction prévue avant que je me retrouve à Madère. »

Miranda dispose donc de l’intégralité du potentiel de son Campagne de France pour aborder la partie alizéenne de la course. Il lui faut pour cela gagner dans l’ouest, ce qu’elle va s’attacher de faire aujourd’hui. Classée 14ème, elle est à la lutte avec un petit groupe de Class40 pour toujours rêver d’intégrer un méritoire Top 10.

Et pour la petite histoire, en bonne sujet de sa Majesté Britannique, Miranda arbore en ce jour anniversaire de l’Armistice de 1918, sur le bateau le fameux coquelicot (Poppie) du souvenir de la Grande Guerre.

Le répit, enfin!

Le répit, enfin!

Sixième jour de course pour les concurrents de la Route du Rhum. Six jours de tempête quasiment ininterrompus, qui voient la moitié de la flotte toujours sur l’eau, tandis que l’autre moitié, plus de 60 bateaux, patiente ou panse ses plaies dans des ports Bretons, Espagnols ou Portugais.

Miranda Merron et Campagne de France font partie des coureurs ayant crânement décidé de braver les quatre dépressions automnales qui ont balayé le Golfe de Gascogne. En approche ce matin de la latitude de Gibraltar, Miranda voit pour la première fois le vent s’apaiser quelque peu. Après une nouvelle nuit agitée par un fort flux de secteur Sud Ouest de 30-35 noeuds, elle négocie désormais des vents d’une vingtaine de noeuds, sur une mer toujours formée. A sa longue descente plein Sud, très éloignée de la route directe, mais seule échappatoire face à la virulences de ces éléments, elle va désormais s’attacher à mettre de manière de plus en plus significative un peu d’ouest dans sa route. En contournant Madère par le Nord ou par le Sud, elle va commencer à sentir les effets des alizés, avec une rotation du vent au Nord Ouest, puis au Nord Est en approche des Canaries. Débutera alors un nouvel épisode. Miranda retrouvera des conditions propices à se focaliser davantage sur sa course, sur sa position sur le plan d’eau. Treizième ce matin, elle peut encore rivaliser avec nombre de Class40 évoluant dans son secteur. Derrière l’impérial Yoann Richomme, ils sont au moins 6 solitaires à croire encore au podium. Un TOP 10 comblerait amplement Miranda, et nul doute qu’elle garde cet espoir à l’esprit, à quelques 2 800 milles d’une arrivée espérée à partir du 21 novembre pour les Class40.

Miranda :

« La Route du Rhum est une course de nuit, avec plus de temps à naviguer dans le noir que de jour. Ce soir, il fait complètement noir et il pleut. Fini le gros temps pour nous, normalement, mais quelqu’un a du oublier de repasser la mer. Aussi, cette fois-ci nous avons commencé la course sans lune. J »ai aperçu un tout début de lune en début de nuit, donc on a ce bonheur à venir. »

Nouvelle journée de « baston »

45745192_2192130960855198_3926679167537512448_nLa troisième grosse dépression attendue balaie depuis la nuit dernière la flotte de la Route du Rhum. Les Class40 sont en premières lignes pour subir les assauts violents de ce fort vent de secteur Sud Ouest.

Par le travers de Porto, le vent souffle déjà à près de 30 noeuds, avec de fortes rafales. La mer déjà copieusement agitée par le passage en 48 heures de deux dépressions, se creuse de nouveau, avec des vagues de 4 à 5 mètres.

Miranda Merron et Campagne de France se trouvent au coeur de ce système. Ils infléchissent leur route au Sud Est, afin de ne pas subir de face les assauts du vent et des vagues. Une nouvelle journée casse-bateau s’avance. Miranda va, en grand marin, faire le dos rond, toiler le bateau de telle sorte à conserver un peu de vitesse sans trop faire souffrir le gréement. Quand aux chutes répétées du bateau dans les creux, elle ne peut hélas pas y faire grand chose.

La tête de la flotte des Class40, située désormais à 245 milles dans son sud, va connaitre des conditions plus apaisées dans le sud du front dépressionnaire. Les écarts avec le leader Yoann Richomme vont augmenter. Classée 12ème ce matin, Miranda privilégie la sauvegarde de son bateau. A l’approche des alizés, elle pourra effectuer un check up complet de Campagne de France, et procéder à un certain nombre de réparations pour redonner au bateau l’intégralité de son potentiel. L’alizé se reconstitue dans le Nord Est de Madère, à environ deux jours de l’étrave de Campagne de France. La sortie du tunnel n’est plus très loin!

24 Class40, sur 53 au départ sont encore en mer. Les autres réparent leurs avaries ou se sont abrités dans des ports Bretons ou Espagnols.

Message de Miranda

Message de Miranda : « Trois dépressions jusque-la, une pour ce soir. Les deux dernières ont été casse-bateau et le suivant risque d’etre pareil. C’est la dep marquée « STORM » sur les cartes synoptiques américaines, et qui se dirige vers la Grande Bretagne/ France demain.
J’ai vu 55 noeuds hier, journée affreuse. Un changement de voile dans ‘que’ 35 noeuds m’a couté 9 milles dans la mauvaise direction. Quand ça part en #@^ »§ ça prends du temps à remetre de l’ordre, surtout seule. Je vais me preparer tot pour l’animation prévu pour ce soir, qui promet 30 – 35 noeuds pendant quasiment 24 heures, donc il y aura plus.
Celà fait quelques jours que je vis dans ma combinaison sèche Ursuit – vraiment bien et vraiment étanche. C’est tellement dangereux de se deplacer à moments que je porte un casque à l’interieur du baeau.
J’ai profité d’un moment sans vent pour effectuer quelques reparations. Il y en encore sur la liste. Si j’étais plus près de la terre, j’aurai fait un arret.
Tous les marins qui sont partis s’abriter dans des ports ont bien raison!

Miranda/ Campane de France

En finir avec le Golfe de Gascogne

45524604_2189040417830919_6549087010500378624_n-1En finir avec le Golfe de Gascogne

Deux jours et demi de course, et 46 bateaux sur les 123 engagés, toutes classes confondues, sont allés se mettre à l’abri dans un port de Bretagne, d’Espagne ou du Portugal. Les solitaires encaissent aujourd’hui leur troisième front dépressionnaire, avec ses vents d’ouest puissants, et sur une mer formée, avec des creux de 4 à 6 mètres.

Miranda Merron et Campagne de France font partie de ces marins qui ont choisi de poursuivre vaille que vaille la compétition. Ils pointent ce matin en 15ème position d’une flotte de 53 Class40, à quelques 125 milles du leader Yoann Richomme. Le vent s’est calé au secteur ouest, et les monocoques peuvent, en fonction de l’état de la mer, accélérer quelque peu tribord amure, travers au vent, cap au sud ouest, et espérer sortir enfin de ce Golfe de Gascogne de tous les dangers.

Miranda, sans mettre la compétition totalement entre parenthèses, navigue prudemment, portant la toile du temps, deux ris dans la grand voile et le petit tourmentin à l’avant. Dans l’inconfort d’un bateau qui tape et souffre à chaque vague, et dans une humidité omniprésente, elle lutte mille après mille pour gagner dans le sud.

Cette troisième journée de Route du Rhum s’annonce hélas en tous points similaires aux précédentes, vent fort et mer creusée. La préservation du matériel est la priorité de Miranda. Souhaitons juste que dans ce shaker qu’est devenu Campagne de France, elle parvienne, de temps à autre, à accéder à sa bouilloire pour se préparer « a nice cuppa »!, sa tasse de thé favorite!

Explication de texte selon Halvard

Explication de texte selon Halvard : Bonjour à tous
Suite à l’étude de la situation météo, il semblerait que l’Atlantique est en chantier pour un petit moment et qu’il n’y a pas vraiment de déviation prévue.
Concrètement cela veut dire qu’au moins jusqu’à la latitude de Gibraltar il y a beaucoup de vent de prévu, pas dans la bonne direction en plus, mais ça ça peut encore se gérer à défaut d’être agréable, par contre la mer sera « démontée » par les travaux en cours, et cela pose plus problème.
On peut toujours arriver à gérer le vent en adaptant la voilure, mais pour la mer c’est plus compliqué. Une mer forte avec une grosse houle est négociable, mais une mer « croisée » avec des vagues et des houles de diverses direction engendrés par un cortège de fronts et des vents successif de plusieurs directions est plus difficle à apréhender.
Les Class40 sont des bons bateaux, probablement aptes à affronter du très gros temps, et notre expérience du tour du Monde et certaines transatlantiques très musclées nous ont rassuré sur ce point. Mais par contre il est bien rare de s’en sortir sans absolument aucun dégats même mineurs, aériens d’électronique, voiles ou autres bricoles, avec aussi toujours quand même le risque de se faire rouler par une vague scélérate.
Colombre XL est un bateau qui m’a été confié et le plus important est de le restituer dans les meilleurs conditions au propriétaire, qui doit faire toute la prochaine saison Class40.
Dans ces conditions et au regard des prévisions météo annoncées il est plus raisonnable de ne pas aller volontairement se mettre dans des condirtions scabreuses et nous reconsidérerons la situation ultérieurement, lorsque la route sera plus praticable. Par rapport à d’autres qui ont pris cette décision plus précocement, j’ai préféré attendre le plus tard possible en espérant qu’une porte s’ouvre. Mais les conditions rencontrées dépassent déjà les prévisions fichiers, ce qui confirme la violence des fronts annoncés.
Le port de destination n’est pas encore déterminé, probablement Benodet ou Lorient, il sera temps d’aviser au moment de l’approche.
A bientôt.

Halvard Mabire fait route sur Bénodet

45619520_2187574921310802_8086469570556067840_nHalvard Mabire fait route sur Lorient ou Bénodet pour s’abriter de la tempête. Miranda poursuit sa route. Mot de la nuit : « Nuit sublime pleine d’étoiles. Dommage que ça va se gater dans très peu de temps avec l’arrivée d’une depression, beaucoup de vent et surtout beaucoup de mer.
Ma course se passait pas trop mal jusqu’au piège de la zone de non vent aujourd’hui (Hier ndlr) dans la première petite depression. Mais bon, c’est la course et je ne suis pas la seule à rester engluée. Il reste de la route avant l’autre coté. Par contre, trouver les Alizés n’est pas pour demain.
Pour les heures à venir, ça va être plutot préservation. Le tourmentin est en place et j’ai tout verifié. Il ne reste qu’à attendre. J’espère que tout le monde passera sans problème. »