Campagne de France à Barneville-Carteret

CDF chantierLe Class40 Campagne de France d’Halvard Mabire et Miranda Merron hiverne à Barneville Carteret, au chantier Mora que gère Halvard. Dans l’attente d’une mise à l’eau programmée pour début avril, le voilier aux couleurs de la marque des Maitres Laitiers du Cotentin se refait une jeunesse, suite aux 25 milliers de milles parcourus depuis son lancement en 2016. Jamais à court d’idées pour optimiser son navire, Halvard Mabire planche également avec assiduité sur le chapitre ô combien névralgique des safrans. La Route du Rhum, que Miranda disputera en solo en novembre prochain commence donc pour le couple de skippers de Campagne de France par un hivernage studieux et laborieux avant le premier rendez-vous sportif de l’année, la Normandy Channel Race dont le départ sera donné à Caen le 27 mai prochain.

 

« Nous sommes ravis d’avoir pu acheminer depuis Cherbourg le Class40 Campagne de France en notre chantier de Barneville » déclare Miranda. « Nous avons ainsi tout le confort technique pour bien préparer le bateau en perspective de la belle saison qui nous attend, et qui culminera avec la Route du Rhum. » Sixième en 2014 de la grande classique océanique en direction de Pointe à Pître, déjà à bord d’un Class40 Campagne de France premier du nom, la navigatrice Britannique fait du grand rendez-vous malouin un enjeu majeur dans sa carrière déjà riche de nombreuses transats et d’un tour du monde. « Nous allons redonner une nouvelle jeunesse à la coque qui a assez naturellement souffert après l’équivalent d’un tour du monde depuis sa mise à l’eau en 2016. L’optimisation se situe pour nous indéniablement au niveau des safrans. Halvard cogite fermement sur le sujet depuis quelques semaines… »

Explications : « Il nous faut trouver un système de barre efficace » précise Halvard, « et la question de safrans relevables s’impose petit à petit. Nous avons eu la chance tout au long de nos nombreuses transats avec ce bateau de ne jamais heurter d’OFNIs. Mais il nous semble prudent d’envisager un dispositif de relève des safrans en cas de choc intempestif. »

 

Programme 2018 – sans compter les courses intermédiaires à définir…

27 mai – 3 juin : Normandy Channel race

21-29 juillet : DHREAM CUP

12-22 aout : RORC tour de l’Irlande

4 novembre : Route du Rhum

Halvard et Miranda préparent l’avenir

cdf-ncr2-photo-p-deroualleA peine clôturée l’intense année 2016, pour sa plus grande part consacrée à la construction du nouveau Class40 Campagne de France, Halvard Mabire et Miranda Merron ont rapidement tiré les leçons de la première grande épreuve disputée en septembre dernier par leur nouvelle monture, la Normandy Channel Race. « Il nous faut naviguer, toujours et encore » Cette sentence laconique émise en choeur par le duo de skippers de Campagne de France, va au plus tôt être mise en oeuvre, une fois terminée d’ici deux petites semaines le chantier de révision programmé chez V1D2 à Caen. Halvard et Miranda se projettent ainsi vers les grandes échéances de 2017 et 2018, quitte à hiverner sous des cieux lointains mais plus propices à la pratique intensive de la voile. Campagne de France devrait donc imiter bon nombre de régatiers internationaux, et aller chercher cet hiver du côté de l’Arc Antillais matière à naviguer en course d’intensive manière, afin d’amener au plus vite le développement de leur class40 à son plein potentiel.

La Normandy Channel race 2016
« Les leçons de la Normandy Channel Race 2016, où nous prenons la 11ème place sur 27 partants, sont faciles à tirer! » Halvard Mabire, chez qui la langue de bois n’a guère de prise, reconnait volontiers avoir tout au long des milles milles de la grande Classique Normande, manqué de compétition face à une concurrence bien rôdée. « La Class40 est en plein développement. Elle rassemble des coureurs de très haut niveau, qui savent pousser leurs machines avec une rare intensité. Nos 18 mois passés en chantier, et notre naturelle réticence à ne pas toujours tirer au-delà du raisonnable sur un bateau encore neuf et pas encore optimisé, ne nous ont pas permis de tenir le rythme endiablé des leaders, d’autant plus qu’il faut bien avouer qu’avec Serenys et Generali nous n’avons pas été non plus les plus chanceux quant aux passages à niveau météo (arrêtés à Land’s End et au Fastnet, alors que les leaders et les poursuivants bénéficiaient de conditions leur permettant soit de s’échapper irrémédiablement, soit de nous rattrapper . Aussi, la météo assez virulente, avec notamment une Mer extrêmement casse bataeux rencontrée lors de la remontée vers Tuskar, n’a pas été des plus propice pour courir sereinement, dans la mesure où dans ces moments il convenait plus d’essayer de préserver tant bien que mal le matériel que de se focaliser sur la performance . C’est un constat qui amène naturellement sa réponse : il nous faut naviguer beaucoup cet hiver pour poursuivre le développement du bateau…. »

L’hiver aux Antilles
Les hivers Normands ne sont, hélas, pas propices à d’intenses séances de navigation. Halvard et Miranda nourrissent donc le projet de rallier la Caraïbe, afin de participer à plusieurs des nombreuses courses très disputées organisées du côté de la Grenade, Antigua ou Saint Martin, la RORC Carribean 600 par exemple. « En tant que membre du Royal Ocean Racing Club, je suis naturellement sensible aux courses organisées par mon club » exprime Miranda ; « Le 26 novembre prochain sera donné le départ de la troisième Royal Ocean Racing Club’s Transatlantic Race, au départ de Lanzarote aux Canaries, et dont l’arrivée est jugée après 3 000 milles de course à La Grenade, au sud de l’arc antillais. » De nombreux maxi yachts et autre multicoques océaniques, mais aussi quelques Class40, sont attendus au départ d’une course très séduisante pour les nombreux régatiers ambitionnant, à l’instar d’Halvard et Miranda, de tirer partie des exceptionnelles conditions de navigation offertes par la Caraïbe durant l’hiver continental. « Nous serons de retour au début du printemps pour enchaîner, sans transition, avec l’important programme de la Class40 en 2017, Grand Prix Guyader, Normandy Channel race, Les Sables – Horta – Les Sables, La Fastnet Race, la  Transat Jacques Vabre etc… ». L’objectif ultime étant que Miranda puisse prendre le départ de la Route du Rhum en Novembre 2018 sur un bateau éprouvé et qu’elle connaîtra sur le bout des doigts ».

Halvard et Miranda s’attachent comme à l’accoutumée à préparer leur monture dans les moindres détails pour ces longues et belles navigations à venir ; « La Normandy Channe race a laissé quelques traces » précise Halvard, « Quelques soucis de jeunesse vite réparables, mais aussi quelques améliorations que nous souhaitons apporter, au système de barre par exemple. » La remise à l’eau de Campagne de France devrait intervenir à la fin du mois.

Construction du Class40 Campagne de France N°147

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Halvard Mabire, l’homme aux compétences multiples.

En signant une magnifique 6ème place à Pointe à Pitre lors de l’édition 2014 de la Route du Rhum, Miranda Merron mettait un point d’orgue à la belle carrière du Class40 n°101 Campagne de France, un Pogo S2 lancé en 2011 et vainqueur notamment de la Transat Québec Saint Malo en 2012. L ‘évolution des nouveaux prototypes de la Classe éloignait inéluctablement, et malgré le perpétuel travail de mise au point réalisé par le duo de skippers de Campagne de France, ce glorieux voilier des podiums. Halvard et Miranda se devaient de lier leur avenir sportif à une nouvelle monture. Ils décidaient dès leur retour de Pointe à Pître, de se lancer dans l’aventure d’un nouveau bateau pour espérer jouer les premiers rôles.

 

Le choix de la maîtrise d’oeuvre

«  Plusieurs solutions s’offraient à nous »  explique Halvard ; « Une option, dite « de facilité », avec l’achat d’un voilier d’occasion très récent et performant clé en main. Problème : de tels prototypes ne sont pas légion, et assez onéreux.  Ils supposent surtout que l’on dispose de la trésorerie nécessaire pour pouvoir bien négocier et payer la totalité à l’achat. Ensuite, il nous était possible d’utiliser plans et moules d’un prototype dernier cri pour faire un bateau neuf. Mais cette solution, probablement la plus facile et la plus fiable est aussi la plus onéreuse. Enfin, et c’était sans doute l’option la plus risquée, il nous était possible de décider de prendre totalement  notre destin en main.

Imaginer, concevoir et construire avec nos moyens, le voilier fruit de nos réflexions et de nos expériences. Avec le soutien indéfectible de notre partenaire Campagne de France, c’est cette troisième voie que nous avons choisie, en toute connaissance de cause. Le facteur économique en est une des explications ; nous ne disposions pas de l’assise financière pour confier la totalité de la construction ex nihilo à un chantier ayant pignon sur rue, mais aussi et surtout, même si nous savions que nous nous engagions dans une voie difficile, nous avions confiance dans notre capacité, à Miranda et moi ensemble, d’arriver à relever ce défi.

Nous savions qu’au bout de ce parcours difficile, nous pouvions espérer ressentir la satisfaction de la création, infiniment plus gratifiante que le simple geste de l’achat d’un produit fini « clefs en main ». Il est important dans la vie de créer et construire, même si cela comporte des risques et nous sommes infiniment reconnaissants à notre partenaire Campagne de France de nous avoir suivi en toute confiance dans cette voie. Notre projet s’inscrit dans la droite ligne de notre identité et de notre personnalité et même si ce n’est pas toujours drôle sur le moment, le goût de l’Effort et de la création est une valeur forte que nous partageons pleinement avec nos partenaires. Nous avons aussi souhaité, quitte à injecter des fonds dans cette économie nautique, de le faire ici, en Normandie, auprès des compétences locales. Je construits et interviens sur la conception de bateaux depuis plus de 40 ans, et j’ai aussi vu la chance de mettre dans ce dernier projet toute mon expérience, toutes mes aspirations. C’est un peu la chance d’une vie qui m’est offerte ici et que je m’efforce de concrétiser. »

 

Au four et au moulin

Halvard et Miranda se sont ainsi mis au travail début 2015. Avec l’aide de l’architecte Bernard Nivelt pour la carène, Halvard s’est basé sur son expérience pour concevoir et dessiner tous les éléments du Class 40. Le duo de skippers de Campagne de France s’est associé avec le chantier Shoreteam à Caen pour y construire les moules et les pièces du gros œuvre : coque, pont et structure interne, et ensuite assemblage de ces éléments. Fin 2015, « la boite était fermée », c’est-à-dire que la coque et le pont étaient assemblés, ainsi que tous les éléments de structure interne. Limités dans leurs moyens propres, Halvard et Miranda consacrent depuis le tout début de la construction la totalité de leur temps, sept jours sur sept, sans décompte de leurs heures et de leur énergie, à assembler avec le professionnalisme et la minutie qui font leur réputation, l’immense puzzle de leur voilier de course. Avec l’aide du seul Sébastien Lepoetre qui les a rejoint en décembre 2015, Halvard et Miranda sont au four et au moulin, tout autant à la planche à dessin (ou plutôt l’ordinateur) que les mains dans la colle pour peaufiner poste par poste l’élaboration du bateau. La tâche est immense pour une équipe aussi succincte. Bien que quelques professionnels interviennent sur des postes aussi spécifiques que l’électricité, l’électronique, ou la peinture et la finition qui sont réalisées par le chantier V1D2 à Caen, ainsi que l’assemblage de la quille et toutes les manutentions, ce sont bien les deux marins de Campagne de France qui construisent de leurs mains  le bateau de leurs rêves.

 

Transat Québec Saint Malo pour une première course

Le bout du tunnel en ce début de printemps est là, et Campagne de France troisième du nom, prototype N° 147, sera prochainement baptisé en Normandie. Point le temps de s’attarder au large des rivages normands cependant. L’actualité sportive appelle Halvard et Miranda de l’autre côté de l’Atlantique où sera donné depuis Québec le 10 juillet prochain le départ de la Transat Québec Saint Malo, 9ème édition. Les Class40 y seront une nouvelle fois la catégorie de voiliers de course la mieux représentée, avec un plateau relevé tant en quantité qu’en qualité, et pas moins de 19 unités inscrites. Double vainqueur de l’épreuve, tenant du titre et recordman de la course avec Miranda, Halvard ne voudrait pour rien au monde rater ce grand rendez-vous de la course au large.Campagne de France n’aura qu’une transat en convoyage pour se rôder avant le grand sprint retour  vers la France depuis la Belle Province. Il faudra donc compter sur les talents de préparateurs et de metteurs au point d’Halvard et Miranda pour palier le manque de mise au point et d’optimisation du Class40. Jusqu’à présent le duo a toujours réussi à mettre à l’eau des bateaux bien au point et qui n’ont jamais demandé de remise en chantier ou de modifications après les premières navigations. Viendra en septembre l’heure d’une grosse confrontation lors d’une autre course chère au coeur de Campagne de France, la Normandy Channel race.

 

Grandes dates :

 

Juin : mise à l’eau et baptême.

Juin : Convoyage Cherbourg- Québec City

10 juillet : départ de la transat Québec Saint Malo

11 septembre : Caen : départ de la Normandy Channel race.

 

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Miranda Merron ne participera pas à The Transat 2016

Inscrite à la prochaine édition de The Transat, course océanique en solitaire au départ de Plymouth le 2 mai prochain, et en direction de  New York, la navigatrice Britannique Miranda Merron doit renoncer aujourd’hui à prendre le départ. Son nouveau Class 40Campagne de France, est toujours en cours de finition à Caen et n’aura pas suffisamment navigué à l’heure du coup de canon pour lui permettre de s’élancer sur une course d’Atlantique Nord, en solitaire, et avec la préparation nécessaire que requiert une telle épreuve. Miranda et Halvard Mabire traverseront bien l’Atlantique cette année, mais en double dans le courant du mois de mai, afin de rallier New York. Les principaux objectifs de leur saison demeurent la Transat Québec Saint-Malo en juillet, dont Halvard et Miranda sont les tenants du titre et recordmen de l’épreuve, ainsi que la Normandy Channel Race en Septembre.

 

« Il nous a semblé, en concertation avec notre partenaire Campagne de France, que c’était la meilleure décision » souligne Miranda. « L’énorme déception de ne pas participer à la plus anglaise des transats en solitaire est en partie compensée par l’envie commune à Halvard et à moi-même de sortir  un excellent bateau. Nous avons toujours mis au point nos bateaux ensemble, et ce nouveau Campagne de France ne dérogera donc pas à la règle puisque c’est en double, et sur l’Atlantique en direction des Etats Unis, que nous  en affinerons la mise au point… »

Halvard et Miranda travaillent d’arrache pied depuis l’an dernier à la construction de leur nouveau prototype de 40 pieds Campagne de France. C’est Halvard lui-même, avec l’aide de  Bernard Nivelt pour la carène, et de Rivoyre Ingéniérie pour la vérification des calculs de structures, qui a entièrement conçu et dessiné le voilier. Le bateau, toujours à Caen, est sorti de chez Shoreteam, et reçoit cette semaine ses nouvelles couleurs, avant la pose de l’accastillage chez V1D2 à Caen, et une mise à l’eau qui devrait intervenir début mai.

« Nous n’avons alors pas suffisamment de temps pour tester le voilier dans toutes ses configurations et prétendre partir dans de bonnes conditions sur l’Atlantique Nord » explique Miranda. « The Transat, mère de toutes les Transats en Solitaire, est une épreuve que tout Skipper rêve de faire. Ayant déjà disputé cette épreuve en 2008 et après ma belle Route du Rhum, je me sentais bien armée pour cette course. Le nouveau projet Campagne de Frances’inscrit dans la durée, avec toutes les grandes courses classiques au programme. Nous avons beaucoup investi dans ce bateau, pour ne pas hypothéquer son avenir en l’engageant dans une une épreuve en solitaire en Atlantique Nord sans la préparation adéquate. Dans ce contexte, il est plus sage de rallier en convoyage studieux et en double les Etats-Unis pour bien optimiser le bateau. La Transat Québec Saint-Malo demeure un objectif majeur sur lequel nous allons concentrer toute notre énergie pour y être le plus performant possible… »

 

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