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Avarie Campaggne de France

9 novembre 2017 Posted by mabire

Most du large… la déception d’Halvard et Miranda… « Hier à 13h01 Campagne de France a subi une avarie qui nous oblige à faire route vers la terre, et uniquement babord amure de surcroit.

Suite à une sortie de Manche correctement négociée et après le passage du front, assez violent, au nord du Golfe de Gascogne où nous avions pu nous positionner exactement où nous souhaitions, nous pouvions enfin lâcher les chevaux et commencer à débouler plein pot vers le Sud, avec des bons espoirs de nous repositionner bien sur la flotte avec un petit avantage sous le vent.

Malheureusement, à 13h01 précisément, Campagne de France est parti brutalement au lof, sans explication à première vue, alors que j’avais passé la barre au pilote et que nous surfions entre 15 et 20 noeuds. Les conditions étaient presque idéales, à part une mer encore très désordnnée et brutales, mais le vent de Nord ouest souflait entre 22 et 28 noeuds solides, avec tout de même des grains violents montant jusqu’à 38 noeuds. Idéal pour tailler de la route à fond la caisse, et dans la bonne direction de surcroit…

Alors qu’habituellement nous ramenons le bateau assez facilement dans ce genre de situation, cette fois ci il ne répondait pas. Et pour cause : le safran babord était en vrac, ferrure haute arrachée. Retenu par la ferrure basse il était fou, se mettait en travers et tapait sur la coque. A force de battre le spi a fin par exploser, mais quand nous avons voulu ramener les morceaux en chaussettant le cable du guindant du spi s’est enroulé autour de l’étai et du genois, bloquant le seau de la chaussette à mi-hauteur et les lambeaux battant furieusement en dessous. Après plus d’une heure de lutte, quelques chalutages et pas mal de vrac en tout sens, nous avons finalement réussi à tout descendre péniblement et enfin nous occuper du safran, que nous avions tout de même sécurisé tant bien que mal avec quelques bouts.

Dans des conditions de mer dantesques et sous les grains, nous avons fini par arriver à le démonter et à le ramener à bord. Le bateau redevait donc manoeuvrant, mais nous ne pouvions plus naviguer que babord amure.

Le port le plus proche étant Brest, nous sommes partis presque plein nord afin d’être sûr de toucher la terre en restant babord amure, même en cas de refus.

Ce retour est assez lamentable et à un gout de double punition. La frustration de ne plus jouer dans une course intéressante se cumule avec un retour au près, dans des conditions très dures, avec une mer abrute et des grains d’une rare violence (usqu’à 46 noeuds enregistrés). Deux ris et tourmentin, c’est ce qui s’appelle rentrer la queue basse.

Pour l’instant on ramène le bateau en lieu sûr et ensuite on avise.Maintenant que nous avons remis un peu d’ordre et que nous faisons route en sécurité vers la pointe Bretagne, nous commençons à mieux entrevoir le bilan de la casse et nous essayons d’en connaître les causes.
Il est difficile de savoir si la ferrure du safran s’est arrachée parce que nous sommes partis en vrac et que dans ce cas le bateau a pu retomber sur le safran et provoquer une contrainte incroyable (car nos safrans sont éprouvés par plus de 20.000 milles de navigation et un système analogue équipe presque tous les Mach). Ou bien à l’inverse le système de barre a lâché, ce qui a entrainé le départ au lof. Nous avons aussi constaté qu’une barre de liaison du système de barre est défectueuse (embout arraché), ce qui pourrait aussi être l’origine de la sortie de route.
En tous cas le bilan est lourd
– Ferrure haute de safran arrachée et complètement tordue. impossible à premère vue de la réparer facilement
– Ferrure basse non arrachée, mais elle s’est décollée du safran et les vis de fixation de celle-ci on abîmé le composite du safran, comme pour la ferrure haute. Donc du tavail de composite dur le safran quoiqu’il arrive;
– Fens de safran très abîmé, donc comme s’il n’y en avait pas assez à faire ci-dessus ça en rajoute.
– barre de liaison à réparer
– quelques pièces mécaniques manquantes car au moment du démontage dans la mer déchaînée, c’est pas facile de tout garder à bord quand il y a la mer qui veut sa part du gâteau
– spi médium irréparable; Paix à son âme et merci pour les bons services rendus.
– il faudrait inspecter la coque, mais à priori il ne peut y avoir au pire que des impacts sur la peau extérieure.

En attendant la remontée est pénible. »


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